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Léonard Gianadda accueille une première famille syrienne

Le promoteur immobilier et mécène a tenu sa promesse faite en mars. Les quatre autres familles prévues seront chacune logées dans un immeuble différent.

Leonard Gianadda (à droite) discute avec la famille de réfugiés Syriens, la maman Monti, le mari Joseph et leur fille âgée de 6 ans Eliana dans l'appartement qu'il a mis à leur disposition à Martigny (Valais).
Leonard Gianadda (à droite) discute avec la famille de réfugiés Syriens, la maman Monti, le mari Joseph et leur fille âgée de 6 ans Eliana dans l'appartement qu'il a mis à leur disposition à Martigny (Valais).
Keystone

Cinq appartements pour cinq familles syriennes pour cinq ans: voilà ce qu'a promis Léonard Gianadda à l'Etat du Valais en mars dernier. Depuis lundi, une petite fille de six ans et ses parents bénéficient de cette aide.

Il est heureux, Léonard Gianadda, et cela s'entend dans sa voix. Heureux de voir Joseph, Monti et leur fillette Eliana revivre à Martigny, après avoir vécu l'enfer syrien.

Ils sont rentrés lundi dans un appartement neuf au rez-de-chaussée, mis à disposition par le promoteur immobilier et mécène valaisan. Et mardi déjà, la petite Eliana est allée à l'école. «Tout s'est bien passé», assure sa maman en anglais.

La famille parle araméen

La jeune femme est la seule à pouvoir se faire comprendre par ses hôtes. Dans leur village près de Hassaké, au nord-est de la Syrie, la famille parlait l'araméen. «Elle m'a montré des photos de leur région. Tout est détruit...», témoigne Léonard Gianadda.

En Syrie, Joseph était cuisinier. «Ils m'ont invité à manger un kebab prochainement, je me réjouis déjà». Mais pour l'heure, place au thé, assis sur l'un des seuls meubles de l'appartement: un canapé rouge offert par une voisine.

«J'ai reçu beaucoup de propositions d'aide pour cette famille et les quatre autres qui arriveront et qui seront chacune logées dans un immeuble différent. Je les ai transmises au canton. Les habitants se montrent généreux», se réjouit Léonard Gianadda.

Voyage en Syrie en 1960

Que son action ait provoqué parfois des critiques sur les réseaux sociaux, Léonard Gianadda s'en fiche éperdument. Accueillir des réfugiés syriens était une évidence pour lui. Et pas seulement parce que son grand-père, immigré italien, a, lui aussi, bénéficié de l'accueil en Suisse.

La Syrie évoque pour lui plusieurs souvenirs: d'abord Abdul, cet étudiant originaire de Homs, qui lui a donné un sérieux coup de main lors de ses examens d'ingénieur à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. «Nous avons gardé contact. Il est actuellement en Arabie Saoudite».

Puis cette Syrie découverte en 1960 avec son frère Pierre, en mémoire duquel il a créé la Fondation Pierre Gianadda: «Nous avons sillonné le pays en «Coccinelle» et j'ai pris de nombreuses photos. J'en ai d'ailleurs montré quelques-unes de leur pays à Joseph et sa famille».

Pour expliquer encore son engagement auprès des réfugiés syriens, Léonard Gianadda évoque un proverbe chinois qui dit que «la dernière chemise n'a pas de poche». Un proverbe qui semble avoir une résonance particulière dans la voix de ce lion ascendant lion qui fêtera ses 80 ans le 23 août prochain.

(ats)

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