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Neuchâtel se prononce sur le droit de vote à 16 ans sur demande

Une initiative est soumise aux citoyens le 9 février prochain. Le canton pourrait devenir le premier de Suisse romande à élargir le droit de vote aux mineurs.

Keystone

Voter avant 18 ans? Cela pourrait devenir une réalité dans le canton de Neuchâtel. Les citoyens se prononceront le 9 février prochain sur une initiative cantonale. Elle ne prévoit pas d'accorder un droit de vote automatique aux jeunes citoyens dès 16 ans. Ces derniers devront en faire la demande, une fois, en s’inscrivant à un registre électoral. Ils resteront par ailleurs non éligibles jusqu'à 18 ans.

«Nous laissons un avenir incertain à nos enfants, faisons-leur confiance»

La campagne a été lancée ce mercredi après-midi à La Chaux-de-Fonds. Sur le site du comité d’initiative, deux personnes qui ont prêté leurs traits aux affiches de campagne décrivent la raison de leur engagement. «Je me suis souvenue de ce que l’on disait avant que j’obtienne le droit de vote, que les femmes étaient infantiles, etc. Je souhaite désormais aider les jeunes à obtenir le droit de vote. Nous laissons un avenir incertain à nos enfants, faisons-leur confiance», écrit Marie-Antoinette, retraitée. De son côté, Victor, étudiant, évoque les grèves du climat: «Pendant les manifestations étudiantes de l’année passée, beaucoup d’entre nous étions trop jeunes pour voter mais nous voulions tous être entendus.»

Pour l'heure en Suisse, seul le canton de Glaris connaît le droit de vote dès 16 ans. L’initiative cantonale soumise au vote dans le canton de Neuchâtel a été déposée en 2016 avec 6624 signatures. Elle émane du Parti socialiste, des Jeunes socialistes, des Verts et des Vert’libéraux. Particularité: Le Conseil d’Etat ainsi que le Grand Conseil neuchâtelois (par 60 voix contre 45) la soutiennent.

«Pas le bon chemin»

Le vote à 16 ans est «un renforcement de la démocratie» et un «véritable laboratoire de la vie civique», avait déclaré le conseiller d'Etat Alain Ribaux (PLR), lors du débat au parlement en mai dernier. Contre l’avis de son groupe. Le député Quentin Di Meo avait expliqué les raisons de l’opposition des libéraux-radicaux: «Le chemin proposé n’est pas le bon.» Et de parler de solution incohérente: «Pour nous, il n’est pas envisageable de dissocier la majorité civique des majorités pénale et civile. En faisant cela, un problème concret se pose dans la compréhension de notre fonctionnement global.»

La notion du vote sur demande a aussi suscité des doutes. «Que signifie-t-elle ? Que nous créons une démocratie à la carte pour le canton de Neuchâtel. Une spécificité de plus !» avait affirmé Quentin Di Meo. L'UDC s'est aussi opposée à l'introduction du droit de vote sur demande dès 16 ans.

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