Le numéro deux de la police est prié de partir

Manifestation sauvageLe Conseil d’Etat pousse au départ Christian Cudré-Mauroux, suite à la manifestation du 19 décembre.

Christian Cudré-Mauroux

Christian Cudré-Mauroux Image: Lucien Fortunati

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Le chef des opérations de la police genevoise est mis au pied du mur. Le Conseil d’Etat lui laisse jusqu’à mardi pour démissionner. Sinon l’employeur compte le réintégrer en le dégradant de ses fonctions, a divulgué ce jeudi la RTS. Suspendu depuis le mois de février, Christian Cudré-Mauroux a fait l’objet d’une enquête administrative le mettant en cause dans la gestion de la manifestation sauvage du 19 décembre non contenue par la police.

Sévère, le rapport, révélé dans nos colonnes le 15 avril, reproche à Christian Cudré-Mauroux d’avoir commis deux fautes. Dans la phase préparatoire de la manifestation, le spécialiste du maintien de l’ordre «n’a pas accordé aux renseignements qui étaient en sa possession une attention suffisante». Une note interne portée à sa connaissance annonçait quasiment le scénario du défilé.

Post-événement, la critique de l’enquêteur se durcit. «Plus grave est, en l’occurrence, le silence observé par Christian Cudré-Mauroux s’agissant des renseignements qui avaient été portés à sa connaissance avant le déroulement de la manifestation et dont il n’a jamais parlé par la suite, pour des motifs inconsistants.» Et de préciser: «Ce silence, répété face à des requêtes explicites, dont les conséquences ne pouvaient lui échapper, a entraîné un conseiller d’Etat et la cheffe de la police à dire des contre-vérités à une commission parlementaire et à mettre en circulation des rapports incomplets, sinon mensongers.» Au-delà des responsabilités du chef des opérations, la mauvaise circulation de l’information transparaît de l’enquête.

Contacté, Me Eric Maugué, avocat du haut fonctionnaire, ne fait «pas de commentaire en relation avec cette nouvelle fuite». Il indique seulement qu’«en cas de sanction, nous ferons recours, car nous persistons à contester les conclusions du rapport d’enquête».

Par ailleurs, la sous-commission de la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil, chargée de faire la lumière sur les événements survenus dans la nuit du 19 au 20 décembre, indique qu’elle aboutira «à ses propres conclusions» et qu’une communication «à ce sujet est prévue le 12 septembre 2016».

Créé: 09.06.2016, 17h46

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