Genève continue à vivre normalement

Menace terroristePlusieurs personnes suspectées d'appartenir au groupe Etat islamique étaient encore recherchées vendredi.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Malgré la menace terroriste devenue d'un coup plus précise jeudi, Genève vaquait normalement à ses occupations vendredi. Le niveau d'alerte a bien été relevé à trois sur une échelle de cinq niveaux, mais le canton ne ressemble pas pour autant à une citadelle fortifiée, quadrillée par des policiers lourdement armés et des militaires.

Les forces de l'ordre du bout du lac continuaient de rechercher plusieurs personnes soupçonnées d'avoir prêté allégeance à l'Etat islamique. Dans le cadre de cette affaire, la justice genevoise a ouvert une procédure pénale pour actes préparatoires délictueux. Rien ne filtre toutefois de l'enquête.

Le porte-parole du Ministère public genevois Henri Della Casa n'a pas voulu communiquer le nombre de personnes recherchées par les forces de l'ordre. Les médias évoquent entre quatre et six suspects. La presse a même publié des photos de certains terroristes présumés, dont le visage a été flouté.

Une camionnette louche

En fin de journée, la police genevoise a déployé d'importants moyens pour contrôler un véhicule, à proximité de Vésenaz. Le journal français Le Dauphiné Libéré parlait lui de l'arrestation de deux Syriens et de la présence dans la voiture de traces d'explosif. Cette information n'a pas été confirmée par la police genevoise.

Contacté par l'ats, le Ministère public de la Confédération (MPC) a dit n'avoir aucune connaissance des arrestations «concernant notre procédure pénale en cours». Le MPC a ouvert une enquête pénale «sur la base d'une menace terroriste dans la région de Genève». Le but principal des autorités «est d'empêcher un événement terroriste».

La justice genevoise n'a pas non plus voulu dire si des arrestations ont eu lieu et si des perquisitions ont été menées. Un véhicule utilitaire immatriculé en Belgique a notamment alerté les enquêteurs sur une potentielle menace terroriste. Cette fourgonnette aurait été aperçue au centre-ville de Genève.

Selon plusieurs médias, le véhicule serait rentré en Suisse dans la nuit de mardi à mercredi en passant par les Rousses (F). Un peu avant de franchir la frontière, la camionnette aurait été contrôlée côté français. Elle aurait ensuite été aperçue à Genève, puis serait retournée en France par la douane de Veyrier (GE).

Malgré le relèvement du niveau d'alerte terroriste, aucune manifestation n'a pour le moment été annulée à Genève. La question se posait notamment pour les festivités de l'Escalade, qui réuniront ce week-end des milliers de personnes au centre-ville et se termineront dimanche par un grand défilé historique.

L'ONU «cible naturelle»

Vendredi, le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet est venu brièvement rencontrer le directeur général de l'ONU Michael Moeller pour l'informer des efforts du canton, les organisations internationales représentant des «cibles naturelles» pour des terroristes.

L'appréciation du niveau de la menace n'a pas changé par rapport à jeudi. «Nous nous donnons les moyens de tenir un certain nombre de jours au niveau du dispositif policier. Pour nous, c'est un effort soutenu», a indiqué le responsable du département de la sécurité et de l'économie (DSE).

Alerte venue de l'étranger

La Confédération a été informée d'une menace terroriste à Genève par un service de renseignement étranger, a précisé à la presse la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga. Il n'existe pas d'indice que la Suisse soit actuellement une cible directe de l'Etat islamique, a-t-elle ajouté.

Elle a transmis ces informations aux autorités cantonales pour vérification. La collaboration entre la Confédération et les cantons fonctionne bien et c'est un élément central dans la lutte contre le terrorisme, a-t-elle ajouté.

Selon Stefan Blättler, président de la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS), les policiers suisses sont bien équipés pour intervenir contre d'éventuels terroristes. Mais même avec le matériel le plus cher, il n'est pas possible d'empêcher à coup sûr une attaque, souligne-t-il. (ats/nxp)

Créé: 11.12.2015, 21h10

Articles en relation

Pierre Maudet: Genève pas comme Bruxelles

Terrorisme Le chef du Département de la sécurité et de l'économie estime qu'il ne s'agit pas du même « cas de figure » qu'en Belgique. Plus...

L'ambassade US en Suisse prévient ses citoyens

Alerte terroriste L'ambassade des Etats-Unis a appelé ses ressortissants à la vigilance face au relèvement de l'alerte terroriste à Genève. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.