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Au procès du militant du climat, l’urgence vient défier le droit

Après les acquittements vaudois, un militant comparait pour de la peinture sur la façade de Credit Suisse.

Au premier plan, Nicolas, 23 ans: «L’action était réfléchie, planifiée.»
Au premier plan, Nicolas, 23 ans: «L’action était réfléchie, planifiée.»
ENRICO GASTALDELLO

Il y a quelques mois, ce procès serait passé totalement inaperçu. Mais mardi, la salle du Palais de justice de Genève était (beaucoup) trop petite pour accueillir les dizaines de militants venus en soutien du prévenu. Tous les titres de presse ont répondu présent. À l’extérieur, il y a des rassemblements; tracts et soupe sont distribués au son d’une fanfare. Non, le procès de Nicolas, 23 ans, accusé d’avoir peint des mains rouges et collé des affiches sur les murs d’une succursale de Credit Suisse n’est pas anodin. La peine encourue – des jours-amende avec sursis – est minime, la facture des dégâts se monte à 2253 francs, mais l’enjeu est ailleurs.

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