Les psys de la police genevoise se mettent à l’écoute

Attentat de NiceUne action particulière est mise en place pour aider les Genevois touchés de près par l’attentat de Nice.

Au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à 84 personnes et en a blessé beaucoup d'autres, les fleurs et les condoléances affluent sur la Promenade des Anglais.

Au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à 84 personnes et en a blessé beaucoup d'autres, les fleurs et les condoléances affluent sur la Promenade des Anglais. Image: AFP

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Comme au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris, la cellule psychologique de la police genevoise – AGPsy-Police – se mobilise pour répondre aux besoins des personnes touchées de près par l’attentat de Nice.

La cellule intervient d’habitude à la demande de la police pour des faits survenus à Genève. Mais en raison de la situation exceptionnelle survenue jeudi soir à Nice, qui a pu toucher des Genevois en vacances sur place et leurs proches restés en Suisse, l’AGPsy-Police se met à leur disposition.

Quelle aide peut-elle apporter? «Concernant les témoins directs, l’idée est de rétablir un sentiment de sécurité, de reconnecter les gens avec leurs ressources, sans forcément revenir en détail sur les événements. Le psychologue garde le contact jusqu’à un mois avec eux et en fonction des besoins, les met en lien avec un psychothérapeute», explique Katia Schenkel, responsable de la commission de psychologie d’urgence de l’AGpsy à Genève. Confrontés à des images terribles, des témoins peuvent plus facilement parler à une personne neutre. «Souvent, les gens nous disent qu’ils ont l’impression de devenir fous car des images leur reviennent. C’est une réaction normale, qui n’implique pas forcément le développement d’un trauma.» En fait, un entretien rapide avec un professionnel permet d’éviter qu’un stress postraumatique ne s’installe.

Pour les proches de témoins, c’est le même principe. «Nous les orientons et les conseillons sur la manière dont ils peuvent apporter un soutien», poursuit la docteure en psychologie. Etre présent, respecter le rythme de la personne sans la forcer à parler, tels sont les premiers conseils à donner.

La cellule n’a pas vocation à répondre largement aux parents démunis pour répondre aux questions de leurs enfants. «Mieux vaut éviter de coller les enfants devant ces images-là, relève Katia Schenkel. Et quand ils les voient, les parents doivent mettre des mots dessus, adaptés en fonction de leur âge.»

Note: les personnes touchées de près (témoins ou proches de victimes) par l’attentat de Nice peuvent appeler le 076 616 22 66 pour convenir d’un rendez-vous. Le service est gratuit. Infos sur: www.psy-ge.ch

Créé: 15.07.2016, 16h17

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