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Le recours de Genève contre l'autoroute du Chablais ulcère une association

Le secrétaire de l'association «Oui au désenclavement du Chablais» tient des propos très acrimonieux à l'égard de Genève.

Jean-Christophe Bernaz, secrétaire de l’association «Oui au désenclavement du Chablais», voit l'opposition de la Ville de Genève au projet autoroutier comme «une déclaration de guerre».
Jean-Christophe Bernaz, secrétaire de l’association «Oui au désenclavement du Chablais», voit l'opposition de la Ville de Genève au projet autoroutier comme «une déclaration de guerre».
Lucien Fortunati / Archives

«C'est une déclaration de guerre de la Ville de Genève au Chablais. Je suis furieux.» Sur le site du «Dauphiné libéré», Jean-Christophe Bernaz, secrétaire de l’association «Oui au désenclavement du Chablais», réagit avec véhémence à l’annonce du recours déposé devant le Conseil d’État par la Ville de Genève contre le projet autoroutier Machilly-Thonon.

Parlant d'ingérence, le Haut-savoyard promet des actions «coup de poing», ajoutant que des autocollants seraient imprimés et collés sur les voitures immatriculées à Genève. «Depuis quand Genève veut-il se mêler des problèmes français», ajoute le militant associatif. Concernant l'investissement sur le rail transfrontalier, Jean-Christophe Bernaz assure que ces modes de transport sont complémentaires. «Tout le monde ne pourra pas prendre le train pour aller travailler», ajoute-t-il.

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Le Chablaisien reconnaît cependant que ce recours de la ville de Genève «qui n'est pas une petite ville du Berry» pourrait peser dans la décision des juges et déboucher sur l'annulation de la déclaration d'utilité publique de cette infrastructure routière. Ce qui était arrivé sur le projet de transchablaisienne en 1997.

En conclusion, il dit espérer qu'au plus haut niveau de l'État français on va réagir. Il avance même l'idée saugrenue de démettre le maire de Genève, comme si ce dernier tenait sa légitimité de Paris... Cela donne une idée du ton vindicatif de ce responsable associatif. On notera qu'un autre projet frontalier a fait l'objet d'un recours au tribunal administratif de communes suisses. Onze municipalités romandes s’étaient en effet unies contre le projet d’usine d’embouteillage à Divonne, le menaçant d'un recours auprès du Tribunal administratif de Lyon. Finalement, ce dossier avait été refermé par le maire de Divonne, qui abandonnait le projet.

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