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Le salon des jets se pose, Cointrin sature

L’aviation d’affaires européenne entame trois jours de show à Genève. Et pourtant, les sociétés de jets locales ont le blues.

Genève, le 21 mai 2017.  Le salon EBACE (European Business Aviation Convention & Exhibition) 2017 à Palexpo. Ici, sur le tarmac de l'aéroport, où sont exposés des avions. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 21 mai 2017. Le salon EBACE (European Business Aviation Convention & Exhibition) 2017 à Palexpo. Ici, sur le tarmac de l'aéroport, où sont exposés des avions. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 21 mai 2017.  Le salon EBACE (European Business Aviation Convention & Exhibition) 2017 à Palexpo. Ici, sur le tarmac de l'aéroport, où sont exposés des avions. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 21 mai 2017. Le salon EBACE (European Business Aviation Convention & Exhibition) 2017 à Palexpo. Ici, sur le tarmac de l'aéroport, où sont exposés des avions. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genve, le 21 mai 2017.  Le salon EBACE(European Business Aviation Convention & Exhibition) 2017 ˆ Palexpo. Ici , la partie extŽrieur, su le tarmac de l'aŽroport, o sont exposŽs des avions.©Tribune de Genve/Pierre Albouy
Genve, le 21 mai 2017. Le salon EBACE(European Business Aviation Convention & Exhibition) 2017 ˆ Palexpo. Ici , la partie extŽrieur, su le tarmac de l'aŽroport, o sont exposŽs des avions.©Tribune de Genve/Pierre Albouy
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Officiellement, tout repart, dix ans après une crise financière qui aura mis à terre une aviation d’affaires européenne rêvant d’un destin à l’américaine. «Nous avons six mois de croissance du trafic aérien derrière nous. Entre janvier et mars, les vols ont même augmenté de près de 7%», s’est réjoui Brandon Mitchener, le responsable de l’association EBAA, en inaugurant, dimanche à Palexpo, la grand-messe du secteur sur le Vieux-Continent. Les 400 exposants du salon EBACE – et une bonne partie des 13 000 visiteurs attendus de lundi à mercredi – ne demandent qu’à confirmer cet optimisme.

Côté constructeur pourtant, le ton tranche: «Forte réduction des prix, demande faible, la situation reste la même qu’il y a six mois. Heureusement que nous pouvons compter sur le Rafale pour compenser», a expliqué Eric Trappier, patron de Dassault Aviation.

A Cointrin, qui a perdu son rang de deuxième destination derrière le Bourget – Nice est passé devant –, le secteur a le blues. Neuf membres sur dix de l’Association genevoise de l’aviation d’affaires (AGAA) estiment que «la situation s’est dégradée en 2016». Sept sur dix considèrent que «les investissements d’avenir sont bloqués». Une défiance en grande partie due à la saturation d’une piste unique dont l’accès nécessite la réservation de créneaux de plus en plus rigides.

«La situation s’est durcie ces cinq dernières années. Pour décoller durant la saison de ski ou les ponts du mois de mai, il est indispensable de réserver à l’avance, ce qui contredit évidemment l’esprit de l’aviation d’affaires», relate Eymeric Segard, patron de LunaJets à Meyrin. Ce courtier spécialisé dans la recherche de vols au meilleur prix ne connaît pourtant pas la crise: il recrute deux collaborateurs par mois.

«Nous ne revendiquons pas plus de slotsau détriment des compagnies régulières comme EasyJet», tempère Walter Chetcuti, président de l’AGAA. Non, l’accent est mis sur la chasse aux réservations qui ne sont pas honorées. «L’an dernier, la baisse de ces «no show» a été sensible. Nous travaillons de concert avec l’Aéroport et avons haussé le ton face aux utilisateurs pour limiter les abus», explique celui qui, dans le civil, gère les deux Falcon 2000 de la flotte du géant maritime MSC. Pas de pénalité, mais un appareil ne se présentant pas en bout de piste risque désormais de voir son retour à Genève restreint. Cette gestion a permis une «stabilisation» du trafic des jets – qui ne baisse plus –, même si Cointrin «n’a pas retrouvé le niveau d’avant la crise de 2008», reconnaît Walter Chetcuti.

La météo reste encore bouchée. Aujourd’hui, 94 jets sont immatriculés en Suisse – encore 12% de moins en un an, avertit un rapport de Colibri Aircraft. Dans le même temps, la flotte européenne s’est remplumée de 3,4%.

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