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Swiss range le projet de quitter Genève au placard

Le «ministre» Pierre Maudet «se réjouit». Rentabilité à la fin de 2018 à Cointrin, promet le directeur de la compagnie en Suisse romande.

Swiss reste à Cointrin mais les objectifs drastiques de retour à la rentabilité imposés à ses équipes locales n’ont pas changé.
Swiss reste à Cointrin mais les objectifs drastiques de retour à la rentabilité imposés à ses équipes locales n’ont pas changé.
Olivier Vogelsang

Swiss ne quittera pas l’aéroport de Genève. La maison mère Lufthansa a tranché, indiquait mercredi l'ATS, en se basant sur une information de aerotelegraph.com. En août dernier, la nouvelle selon laquelle la compagnie allemande envisageait de remplacer les avions à croix blanche par ceux d’Eurowings, la filiale «low cost» du groupe, avait provoqué une onde de choc dans tout l’arc lémanique.

«Il n'y a actuellement aucun plan» d'établir une base à Genève, a confirmé Karl Ulrich Garnadt, patron d'Eurowings, dans un entretien accordé au site d'information zurichois dédié au secteur aérien . Le projet d’établir une base «low cost» à Cointrin – afin de contrer un EasyJet disposant de 40% du marché – semble donc, pour l’instant, remisé au placard.

Swiss reste à Cointrin mais les objectifs drastiques de retour à la rentabilité imposés à ses équipes locales n’ont pas changé. «Le plan de développement que nous avons présenté se base sur une nouvelle flotte de Bombardier C-Series installée [à Genève] à compter du printemps», a confirmé jeudi Lorenzo Stoll, sur la Radio romande. Peu gourmands, ces appareils sont au cœur de sa stratégie de réduction de coûts. «On va diminuer un peu le nombre de destinations pour augmenter nos fréquences», a poursuivi à l’antenne le responsable en Suisse romande de l’ex-compagnie nationale.

Soulagement des officiels

Réagissant à l’évocation d’un possible départ de Swiss de Genève, Pierre Maudet, conseiller d’Etat en charge de l’Economie, parlait l’été dernier de «honte» et «d’erreur stratégique». Contacté jeudi par l’intermédiaire d’un de ses collaborateurs, le «ministre» genevois se «réjouit que Swiss conserve une desserte et des prestations de qualité sur Genève». Pour ce dernier, «on imagine mal le deuxième aéroport de Suisse à nouveau délaissé par une compagnie qui se veut nationale et internationale». Une remarque qui fait référence au désengagement de Cointrin, en 1996, d’une compagnie qui s’appelait alors Swissair.

Effectifs stables en 2017

Ancien de Nestlé arrivé en poste en 2013, Laurenzo Stoll s’est dit «confiant» dans la capacité de la compagnie à «atteindre [les] objectifs de rentabilité pour la fin de 2018» à Genève. Quid du bilan de l’année écoulée? La compagnie ne donne aucun chiffre avant son bilan du 16 mars, se contentant d’indiquer que les résultats de la base de Genève sont «en ligne avec les objectifs fixés». Le chiffre d’une perte annuelle de 30 millions a circulé l’été dernier.

Selon une porte-parole, la compagnie «ne prévoit pas pour 2017 de changements significatifs en termes de collaborateurs, de nombre d’avions et de destinations desservies». Swiss devrait donc continuer d’employer 230 personnes à Cointrin, d’y baser neuf appareils et de desservir 35 destinations.

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