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«On nous traite comme des déchets!»

Porte-parole des requérants d’asile maltraités en Australie, Abdul Aziz Muhamat a été distingué hier à Genève. Il fustige des conditions de détention inhumaines à Manus.

«Une partie de moi a de la peine à croire que je me trouve vraiment ici, à Genève, dans un endroit civilisé. Mon cœur et mon esprit sont restés à Manus.» Cette petite île de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Abdul Aziz Muhamat, qui a reçu ce mercredi le Prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits humains, devra y retourner dans deux semaines. Le Soudanais de 26 ans a exceptionnellement et temporairement été autorisé à quitter le centre de détention australien pour requérants d’asile situé à Manus, un lieu de sinistre réputation où il vit depuis six ans. Celui qui est devenu le porte-parole de ses compagnons d’infortune a finalement obtenu son visa il y a seulement une semaine, grâce à une invitation officielle de la Suisse en tant que finaliste du Prix Martin Ennals, décerné chaque année par dix ONG et soutenu par la Ville de Genève. Cette distinction lui a été remise des mains mêmes de la haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, lors d’une cérémonie à la salle communale de Plainpalais.

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