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«Ce traitement pourrait pourtant me sauver la vie»

L’assurance-maladie de Lucienne Favre-Eich, atteinte d’un cancer du poumon, refuse de prendre en charge le médicament prescrit par ses médecins. Les oncologues sont outrés.

Lucienne Favre-Eich, 71 ans, chez elle à Villars-Mendraz. «Sans traitement, mon oncologue me donne entre trois et douze mois à vivre.»
Lucienne Favre-Eich, 71 ans, chez elle à Villars-Mendraz. «Sans traitement, mon oncologue me donne entre trois et douze mois à vivre.»
Jean-Paul Guinnard

La décision est tombée comme un couperet, le 28 avril dernier. Lucienne Favre-Eich parle calmement de cette «prolongation de vie refusée», cette «prise de pouvoir sur la durée de mon existence». CSS, la caisse chez laquelle la Vaudoise cotise depuis toujours, refuse de payer le médicament qui pourrait prolonger son espérance de vie. «Sans traitement, mon oncologue me donne entre trois et douze mois à vivre. C’est difficile de décrire ce que l’on ressent à la lecture d’une telle lettre… Ils ne se rendent pas compte qu’au bout de leur décision il y a une vie en jeu.»

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