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Le viol présumé d’une gardienne de Curabilis bouleverse

L’agression sexuelle survenue entre les murs de la récente prison de soins ultra sécurisée relance le débat sur le fonctionnement de cette institution.

Plus de 200 employés 91 agents de détention et 118 professionnels du secteur médical et soignant travaillent dans cette prison quadrillée par 400 caméras, y compris à l’intérieur, inaugurée en 2014.
Plus de 200 employés 91 agents de détention et 118 professionnels du secteur médical et soignant travaillent dans cette prison quadrillée par 400 caméras, y compris à l’intérieur, inaugurée en 2014.
Keystone

L’institution met-elle tout en œuvre pour assurer la sécurité du personnel affecté à Curabilis, renfermant les détenus les plus dangereux de Suisse latine? Une question inévitable après le viol présumé d’une gardienne par un détenu. L’affaire bouleverse et ne rassure pas.

La fonctionnaire a expliqué à la police avoir été comme «envoûtée» par cet homme, deux fois condamné pour viol, qui se donnait depuis quelques semaines des airs de gourou. Le 20 juin, sollicitée pour l’aider à relire un courrier officiel, elle est entrée dans sa cellule. Là, elle a décrit s’être retrouvée sous son emprise, tétanisée, face à un détenu qui menaçait de s’en prendre à son enfant si elle ne s’exécutait pas. Elle n’a pas pu actionner le dispositif d’alerte, restant enfermée quarante-cinq minutes dans la cellule.

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