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EnvironnementLa Suisse sonne la mobilisation contre le mercure

Marc Chardonnens, directeur de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), préside la la Conférence des Parties à la convention de Minamata (COP1).

La Suisse a acquis de l'expérience avec l'assainissement de Lonza à Viège (VS).
La Suisse a acquis de l'expérience avec l'assainissement de Lonza à Viège (VS).
Keystone

La première réunion de la Conférence des Parties à la convention de Minamata (COP1) contre le mercure s'est ouverte dimanche après-midi à Genève. «Nous devons changer les processus industriels, les produits, et remplacer le mercure», a clamé d'emblée le chef de la délégation suisse Marc Chardonnens.

Président de cette COP, le directeur de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a évoqué «un moment historique», selon la version écrite de son discours. Il a fait appel à l'ensemble des participants à cette conférence pour «un engagement international continu en faveur de la réduction du mercure, ainsi que pour une mise en oeuvre ambitieuse (de cette convention) au niveau national», assurant déjà l'engagement de la Suisse.

M. Chardonnens est revenu devant son auditoire sur deux cas qui ont touché directement la Suisse ces dernières années. Dans le canton de Fribourg d'abord, où «des sols urbains présentaient des teneurs en mercure élevées à tel point qu'il a fallu en restreindre l'utilisation pour réduire les risques d'exposition des personnes, des enfants en particulier», a rappelé le responsable, qui officiait alors au Service fribourgeois de l'environnement.

Il est aussi revenu sur l'affaire Lonza à Viège (VS) lorsque cette entreprise rejetait ses eaux industrielles chargées de mercure dans le Grossgrundkanal jusqu'au milieu des années 1970. «En tant que directeur de l'OFEV, je suis confronté avec mes spécialistes aux procédures d'assainissement des sols qui en résultent», a-t-il dit, Et d'ajouter qu'il s'agit là «d'un défi complexe et particulièrement onéreux».

Incidence sur les exportations

Les participants à la conférence de Genève, réunis jusqu'à vendredi, devraient adopter de premières directives techniques. Celles-ci devraient porter par exemple sur les procédures d'exportation, sur les standards d?émissions de mercure ou encore sur des plans de mise en œuvre pour les pays ayant des mines d'or. Les exportations devraient notamment être préalablement approuvées par les autorités du pays importateur.

La journée de jeudi marquera le début du segment ministériel. Elle aura lieu en présence de la présidente de la Confédération Doris Leuthard, du président de Guyana David Granger ou encore du chef de l'environnement à l'ONU Erik Solheim.

Le maire de Minamata (Japon) doit aussi s'adresser au plus de 80 ministres et autres représentants de 154 pays parmi les 1300 délégués. Après le déversement de mercure dans la baie de cette ville à la fin des années 1950, des milliers d'habitants ont été empoisonnés et atteints de troubles neurologiques pendant des décennies.

ats

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