Passer au contenu principal

«La Suisse et le terrorisme sont plus liés qu’il n’y paraît»

Pour la première fois, un ouvrage plonge dans la nébuleuse de l’islamisme radical en Suisse et révèle ses ramifications hors des frontières. De quoi marquer la fin d’une certaine naïveté suisse.

La Suisse, un îlot à l’abri de la menace terroriste? Pour la première fois, un livre répond à cette question brûlante. «Le djihad comme destin, la Suisse pour cible?», à paraître mardi, constitue une analyse du risque et des enjeux du terrorisme dans notre pays. Jean-Paul Rouiller, ancien cadre des renseignements suisses, et François Ruchti, journaliste à la RTS, rassemblent les pièces d’un puzzle loin d’être complet. Leur enquête minutieuse retrace les parcours, les rôles d’une dizaine de personnages clés, surtout en Suisse romande, et leur implication dans la djihadosphère internationale. Un cas emblématique a émergé bien avant l’appel d’air du groupe Etat islamique (EI). L’activité de nouveaux acteurs sur l’arc lémanique apparaît. Des djihadistes romands ont eu des connexions avec des combattants par la suite impliqués dans les attentats de Paris, révèlent-ils. Points forts.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.