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Aide humanitaireLa Suisse veut être active au Sommet humanitaire mondial

A Istanbul, Berne veut mettre l'accent sur le renforcement du respect du droit international humanitaire.

C'est le conseiller fédéral Didier Burkhalter qui représentera la Suisse au sommet.
C'est le conseiller fédéral Didier Burkhalter qui représentera la Suisse au sommet.
Keystone

Plus de 125 millions de personnes dépendent chaque jour de l'aide humanitaire dans le monde. La Suisse, emmenée par le conseiller fédéral Didier Burkhalter, veut jouer un rôle actif fin mai lors du premier Sommet humanitaire mondial à Istanbul, notamment sur le droit.

«Les besoins sont gigantesques», a affirmé mercredi devant la presse à Genève le délégué du Conseil fédéral à l'aide humanitaire Manuel Bessler. En 2015, les donateurs ont couvert moins de 50% des près de 20 milliards de dollars demandés par l'ONU.

Avec 60 millions de personnes, le nombre de déplacés internes et de réfugiés a atteint un record depuis la Seconde Guerre mondiale. Comme le montre le conflit syrien, l'accès humanitaire devient toujours plus difficile et les crises se prolongent. La question de l'instrument de l'aide d'urgence, flexible mais prévu à court terme, se pose face à ce contexte.

La Suisse estime ce premier Sommet humanitaire mondial nécessaire. Elle aurait même souhaité l'organiser à Genève. Mais à l'origine de la réunion pensée dès 2013, le secrétaire général Ban Ki-moon a préféré un pays qui constitue un carrefour. «Le choix est un bon» et reflète la volonté d'ouvrir.

Trentaine de dirigeants attendus

A Istanbul, Berne veut notamment mettre l'accent sur le renforcement du respect du droit international humanitaire (DIH). Elle va coprésider une table ronde sur cette question. Une priorité dans la foulée de la Conférence internationale de décembre durant laquelle elle n'avait pas réussi à faire adopter un mécanisme entre Etats permettant de débattre du DIH.

La Suisse va s'engager aussi en particulier dans les discussions sur les migrations et sur la prévention et la résolution des conflits. L'un des enjeux sera de «déclencher une solidarité humanitaire» entre des acteurs qui peinent parfois à se coordonner. «Il y a un potentiel» pour changer l'approche, estime M. Bessler.

Au-delà d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement et d'une quarantaine de ministres, quelque 5000 délégués sont attendus. La société civile, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, les ONG et les bénéficiaires participeront aux discussions.

«Les attentes sont immenses», admet le chef du Corps suisse d'aide humanitaire. L'ONU va publier des conclusions une semaine après le Sommet. Elle va compiler les déclarations d'intention. M. Ban présentera ensuite un rapport en septembre à l'Assemblée générale de l'ONU qui sera chargée de voter une résolution.

ats

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