La Suisse veut lier sécurité et droits de l'homme

GenèveDidier Burkhalter a lancé son appel à l'occasion des 10 ans du Conseil des droits de l'homme.

Didier Burkhalter appelle les membres de l'ONU à soutenir le Haut Commissariat et à mieux intégrer les droits de l'homme dans leur prévention des conflits.

Didier Burkhalter appelle les membres de l'ONU à soutenir le Haut Commissariat et à mieux intégrer les droits de l'homme dans leur prévention des conflits. Image: Keystone

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Pas de sécurité sans droits de l'homme. A l'occasion des 10 ans du Conseil des droits de l'homme, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a appelé lundi à Genève à rapprocher ces éléments fondamentaux à l'ONU.

Cet Appel du 13 juin pour mettre les droits de l'homme au coeur de la prévention des conflits est soutenu par 42 pays. Il prévoit de rapprocher Conseil des droits de l'homme et Conseil de sécurité. Les rapports pertinents du premier sur la prévention des conflits devront être soumis au second par le secrétaire général de l'ONU.

Autre demande, les Etats membres du Conseil de sécurité devraient solliciter plus régulièrement des briefings du Haut Commissaire aux droits de l'homme. Et se baser sur les rapports et mécanismes du Conseil des droits de l'homme. La Suisse appelle également les membres de l'ONU à soutenir le Haut Commissariat et à mieux intégrer les droits de l'homme dans leur prévention des conflits.

«C'est ainsi que nous progresserons réellement dans notre capacité commune à prévenir la guerre et la souffrance», a indiqué le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à l'ouverture de la 32e session du Conseil. Dans les dix prochaines années, M. Burkhalter souhaite une enceinte capable d'anticiper et de promouvoir davantage la paix et la sécurité.

Condamnation réaffirmée

En dix ans, le «Conseil des droits de l'homme a permis de revitaliser l'action des Nations Unies en matière de droits de l'homme», estime M. Burkhalter. Notamment grâce à l'Examen périodique universel (EPU) qui a évalué la situation dans tous les Etats membres de l'ONU. Mais aussi aux procédures spéciales.

Pour autant, le conseiller fédéral tire un bilan contrasté de la situation des droits de l'homme. «Une décennie a suffi pour prouver que ce Conseil est capable de réagir rapidement aux violations des droits de l'homme», dit-il. Mais elle n'a en revanche pas suffi, «de loin, pour progresser largement dans le respect des droits de l'homme».

Un débat de haut niveau est prévu dans l'après-midi avec la participation sur place ou par vidéo de tous les anciens présidents du Conseil. Après le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann, M. Burkhalter a par ailleurs réitéré la condamnation suisse de la tuerie en Floride. (ats/nxp)

Créé: 13.06.2016, 10h27

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