La Suisse veut participer au cybercentre de l'OTAN

BerneLe partenariat entre la Suisse et l'OTAN pourrait bientôt se développer dans le domaine de la sécurité.

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Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a rencontré mercredi et jeudi plusieurs conseillers fédéraux à Berne. Les discussions ont porté sur la sécurité en Europe, le développement de partenariats dans le cadre de l'OTAN et l'engagement de la Suisse pour la paix.

Jens Stoltenberg a rencontré mercredi soir Doris Leuthard et le lendemain Didier Burkhalter et Guy Parmelin. Lors des entretiens de jeudi, les ministres ont souligné l'importance de l'Alliance atlantique pour «assurer la stabilité de l'environnement stratégique de la Suisse», a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué.

Ils ont mis en avant les contributions de la Suisse à la paix, notamment la promotion d'un dialogue sur la sécurité incluant tous les Etats, ainsi que la participation de la Suisse à la crise en Ukraine, dans le Caucase du Sud et dans les Balkans. Les deux parties ont réaffirmé la nécessité d'un dialogue régulier avec la Russie pour améliorer la sécurité en Europe.

La Suisse et l'OTAN tirent par ailleurs un bilan positif de leur partenariat, qui dure depuis plus de 20 ans. Le Partenariat pour la paix (PPP) constitue pour la Suisse une plateforme majeure de coopération en matière de politique de sécurité.

Ce partenariat pourrait bientôt se développer dans le domaine de la sécurité dans le cyberespace. Les conseillers fédéraux ont informé M. Stoltenberg de l'intention de la Suisse de devenir un Etat partenaire du cybercentre de Tallin (CCDCoE). La Suisse souhaite pouvoir profiter des connaissances du centre de recherche.

L'OTAN pas en péril

Le secrétaire général s'est ensuite rendu dans la cité de Calvin pour donner une conférence publique au Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP). L'OTAN ne redoute pas que Donald Trump remette en péril l'Alliance transatlantique, y a-t-il affirmé.

Les Etats-Unis montrent, selon lui, leur attachement par des actes. Ils ont déployé des forces importantes. Le président amércain a lui-même appelé à deux reprises Jens Stoltenberg. «Ce n'est pas seulement quelque chose qu'ils disent, mais aussi quelque chose qu'ils font», a dit le Norvégien dans un discours. Ils savent que l'OTAN est bonne «pour l'Europe, mais aussi pour les Etats-Unis».

Jens Stoltenberg a répété que l'augmentation de budget de la défense dans chaque Etat membre à 2% du PIB a été décidé par les Vingt-Huit. Cinq dépassent déjà ce seuil. Deux autres devraient suivre en 2018. «Nous avons encore du chemin à faire», a-t-il toutefois admis.

En marge de son discours, le secrétaire général a dit à l'ats qu'il n'a pas de recommandation à faire à la Suisse sur son enveloppe, qui atteint au total 0,8%. «C'est à elle de décider» si elle souhaite l'étendre.

Ouverture au dialogue

Parmi les défis, «nous ne voulons pas une guerre» avec la Russie, a encore affirmé le secrétaire général lors de la conférence. Il estime que l'Alliance doit conserver une ouverture au dialogue politique avec Moscou et une transparence pour éviter «des incidents», dont le risque augmente.

L'OTAN a déployé trois groupes multinationaux dans les Etats baltes et en Pologne pour «prévenir un conflit» et maintenir une «dissuasion crédible», a poursuivi Jens Stoltenberg.

Autre priorité: l'Alliance «doit faire davantage» au-delà de ses frontières pour aider un certain nombre de pays à lutter contre le terrorisme. Elle assiste les armées de plusieurs Etats.

Jens Stoltenberg estime que l'organisation a su s'adapter aux changements de la situation internationale. «Notre objectif, notre tâche sont les mêmes que celles des institutions à Genève», la recherche de la paix, a dit le secrétaire général.

Renforcer les liens

Jens Stoltenberg estime par ailleurs que le Brexit ne va rien changer pour l'Alliance. Au contraire, il renforcera d'une certaine manière le lien entre les membres qui font partie de l'UE et ceux qui sont en dehors.

Il a en outre rencontré l'émissaire de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura. Avant de discuter plus tard avec le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Peter Maurer. (ats/nxp)

Créé: 02.03.2017, 12h41

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