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InternetLa Suisse ralliera la cyber-défense de l'OTAN

Berne est intéressé par le centre d'excellence de cyber-défense de l'OTAN. Elle a déjà participé à deux simulations de défense.

La guerre du futur aura également sur les réseaux et les états s'y préparent.
La guerre du futur aura également sur les réseaux et les états s'y préparent.
Keystone

L'OTAN dispose depuis 2008 à Tallinn en Estonie d'un centre d'excellence coopératif de cyber-défense (Cooperative Cyber Defence Centre of Excellence - CCDCoE). Et la Suisse est très intéressée à en faire partie, comme le rapporte la Nordwestschweiz dans son édition du 23 janvier.

Berne collabore déjà avec le CCDCoE mais sans lien institutionnel. «La Suisse étudie actuellement une collaboration approfondie avec le centre de compétences, avec lequel elle pourra appliquer sa stratégie cybernétique pour ses axes «Training et doctrine», «Policy» et«Technique», a confirmé le porte-parole du DFAE Pierre Eltschinger.

Déjà deux exercices à son actif

En cas de feu vert, la Suisse deviendrait une «nation contributrice», ou participant actif, un statut dont bénéficient déjà l'Autriche ou la Finlande. Elle n'aurait pas le statut des autres membres à plein titre de l'OTAN. La Suisse ne participe actuellement pas financièrement au CCDCoE en l'absence de statut.

Le DFAE de Didier Burkhalter dirige le projet de rapprochement mais il n'est pas le seul puisque des représentants du DDPS de Guy Parmelin sont déjà présents à Tallinn. Le CCDCoE mène chaque année un exercice technique, dénommé Locked Shields. Ce dernier permet aux membres de l'OTAN, à ses partenaires et à diverses organisations privées de tester leurs capacités de défense, explique Pierre Eltschinger.

Il s'agit d'une simulation en temps réel et le DDPS y a déjà pris part à deux reprises, en 2012 et en 2016. «Cette participation a permis de tester et d'améliorer les procédures. La capacité et la disposition des unités engagées ont été mises à l'épreuve à ces occasions», a souligné le porte-parole du DFAE. Le DDPS envisage d'y participer à nouveau en 2017.

Les règles en cas de guerre cybernétique

La Suisse a soutenu la rédaction du dénommé «Manuel de Tallinn», un livret de 95 pages qui établit les règles en cas de guerre cybernétique. Comme faire la différence entre une cyber-attaque et une cyber-guerre ou distinguer l'attaque d'une nation contre une autre.

Cette coopération permettrait à la Suisse «de proposer des thèmes de recherche concrets et de participer aux projets existants ou à venir.». Pour étudier la faisabilité du projet, une stagiaire d'une haute école a été envoyée sur place pendant six mois pour un projet-pilote, qui sera reconduit en 2017 et augmenté avec un deuxième stagiaire.

Guy Parmelin milite également pour une collaboration plus étroite avec le centre de Tallinn mais pour le moment, le Conseil fédéral ne s'est pas encore prononcé à ce sujet, a précisé Pierre Eltschinger.

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