Les Suisses ont craint pour leur porte-monnaie

Initiatives alimentairesLa menace de l'augmentation du coût des aliments a fait mouche. Un argument brandi avec succès par les opposants aux deux initiatives sur l'alimentation.

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La menace de l'augmentation du coût des aliments pour le consommateur semble avoir fait mouche. Cet argument était brandi du côté des opposants aux deux initiatives sur l'alimentation. Du côté des Verts, on prend acte de la décision négative des Suisses.

«On s'y attendait un petit peu», a déclaré la conseillère nationale Adèle Thorens (Verts/VD) sur les ondes de la RTS. «Les sondages annonçaient un Röstigraben: les résultats de Genève et de Zurich semblent aller dans ce sens».

«Les deux initiatives ont commencé très haut dans les sondages», a-t-elle poursuivi. Ce qui est positif pour la Verte, car cela signifie que la population défend des aliments équitables, produits dans de bonnes conditions.

«Il faut en prendre acte dans la suite de la politique agricole et des accords de politique de libre-échange», a poursuivi la politicienne. Pour elle, c'est sans doute la question de la mise en oeuvre des deux initiatives, qui fait peser la balance du côté du non.

Davantage de libéralisme

De grands débats sont prévus en politique agricole, comme celui sur les accords de libre-échange, a rappelé la Vaudoise. Ces deux non peuvent laisser penser que les Suisses penchent vers un plus grand libéralisme dans ce domaine.

Pour Manfred Bühler (UDC/BE), «la population a senti que ces deux initiatives allaient trop loin, même si leurs objectifs étaient louables». «Certains d'entre eux devront être poursuivis, on en poursuit d'ailleurs déjà quelques-uns.»

«En acceptant l'année dernière l'article constitutionnel sur la souveraineté alimentaire, un article déjà plus soft, plus équilibré, plus suisse, la population a montré qu'elle voulait aller dans cette direction, mais pas à pas, de manière progressive, a relevé le Bernois. Et supportable surtout pour l'agriculture, mais aussi pour l'économie et les ménages, qui au final paient leurs produits alimentaires».

L'argument du coût pour le panier de la ménagère semble avoir joué à plein. «Elever les standards a effectivement un coût comme adapter les bâtiments au bien-être des animaux. Ce coût se répercute ensuite sur le consommateur.» (ats/nxp)

Créé: 23.09.2018, 13h33

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