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Mesures d'accompagnementSuisse-UE: gel des négociations en vue?

Le regain de tension entre la Suisse et l'Union européenne figure en bonne place dans la presse dominicale. Les partis exigent une suspension des négociations.

Le clash entre les syndicats et le ministre Johann Schneider-Ammann fait de grosses vagues.
Le clash entre les syndicats et le ministre Johann Schneider-Ammann fait de grosses vagues.
Keystone

Après le refus des syndicats de discuter d'un assouplissement des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes, la direction du PS, du PLR et du PDC exigent une suspension des négociations avec l'UE, affirme la Sonntagszeitung.

Le président du Parti socialiste Christian Levrat déclare au journal dominical que le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis doit encore faire une dernière tentative pour trouver un accord avec Bruxelles sans toucher aux mesures d'accompagnement. Faute de quoi, le Conseil fédéral devra suspendre les négociations.

Un avis partagé par son homologue libérale-radicale Petra Gössi, dont le parti avait accepté en juin une stratégie visant à aller de l'avant dans le dossier européen: «si le Conseil fédéral ne trouve aucun accord sur le fond avec l'UE, les négociations devront être suspendues», dit-elle au journal alémanique. Pour elle, il n'y a aucune chance de trouver une majorité à l'interne sans les syndicats.

Gel inévitable

Quant au patron du PDC Gerhard Pfister, il juge un gel des négociations inévitable. Il demande en outre à M. Cassis de discuter avec Bruxelles pour que les deux parties renoncent à des sanctions et des mesures de rétorsion jusqu'à la reprise des négociations. La NZZ am Sonntag cite d'ailleurs une analyse de l'administration fédérale dans laquelle des experts mettent précisément en garde contre des mesures de rétorsion de l'UE.

De son côté, le président d'economiesuisse Heinz Karrer défend dans le SonntagsBlickl'importance d'un accord cadre avec l'Union européenne. Sans un tel accord, l'accès au marché européen serait en danger, affirme-t-il. Or l'accès à ce marché est extrêmement important pour de nombreuses branches en Suisse, car environ 50% des exportations suisses partent vers les pays de l'UE. La Suisse doit au commerce avec l'UE 20% de la création de valeur dans le pays, ajoute M. Karrer.

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