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CoopérationSuisse-UE: les relations s'annoncent bien tendues

L'accalmie semble bien loin dans les relations entre la Suisse et l'UE, avec les changements qui découleront des élections européennes.

Quel que soit le successeur de Jean-Claude Juncker, les relations entre Berne et Bruxelles devraient rester tendues.

Les élections européennes passées, la bataille s'est ouverte pour la présidence de la Commission européenne. Quel que soit le successeur de Jean-Claude Juncker, les relations entre Berne et Bruxelles devraient rester tendues.

Le conservateur allemand Manfred Weber fait figure de favori. Si le choix tombe sur lui, la Suisse saura clairement à quoi s'attendre. Car le Bavarois est le seul des «Spitzenkandidaten» à s'être exprimé publiquement sur la Confédéraiton lors de la campagne électorale.

Une Suisse qui râle sans arrêt contre Bruxelles tout en cherchant à profiter de tous les avantages ? «Je ne tolérerai plus cela», a-t-il lancé lors d'une réunion publique à la fin mars, comme l'a écrit récemment la «Frankfurter Allgemeinen Sonntagszeitung».

Des principes à défendre

Son rival social-démocrate, Frans Timmermans, n'a pas encore fait savoir quelle attitude il adopterait face à Berne. Mais l'actuel premier vice-président de l'exécutif communautaire a participé aux discussions de la Commission concernant la Suisse - notamment sur la limitation de l'équivalence boursière et ses liens avec l'accord-cadre institutionnel - et soutenu les décisions qui ont été prises.

Ses déclarations concernant le Brexit peuvent aussi constituer un indice de sa future position. Début mars, le Néerlandais a ainsi déclaré: «Nous avons le devoir vis-à-vis des citoyens européens de défendre le marché intérieur (...) et les principes de l'UE. Et nous continuerons à le faire avec détermination».

Un vent glacial

Le même principe vaut pour la libérale Margrethe Vestager, actuelle commissaire européenne à la concurrence. Même si elle ne s'est jamais exprimée sur les relations entre la Suisse et l'UE, elle s'est fait connaître pour défendre ardemment les règles européennes de la concurrence.

Son credo: «ceux qui veulent faire des affaires en Europe doivent respecter les règles européennes». La Danoise s'est déjà attaquée à des géants comme Google, Fiat, Starbucks ou Gazprom.

Déjà comme ministre de l'économie du Danemark, elle était déterminée à faire avancer les réformes - malgré les objections de la gauche et des syndicats. Le vent qui soufflera contre la Suisse si elle est élue à la tête de la Commission risque bien d'être glacial. Mais ses chances sont maigres.

Le pouvoir aux Etats membres

Car ce sont les Etats membres qui disposent du véritable pouvoir. Ce sont eux qui donnent le la, comme pour les négociations sur l'accord cadre instutionnel ou la participation de la Suisse au programme de recherche «Horizon Europe». La seule marge de manoeuvre de la Commission européenne réside dans la tonalité - majeure ou mineure.

Au début de l'année, la Commission a joué en majeur en publiant une directive interne selon laquelle les accords d'accès au marché conclus avec la Suisse ne seraient actualisés à l'avenir que si cela était dans l'intérêt de l'UE. Ce qui allait dans le sens des Etats membres.

Cette ligne intransigeante est défendue notamment par la France. Et si le Français Michel Barnier devenait président de la Commission, il faudrait compter avec une position dure. Le Savoyard, qui n'est pas officiellement candidat mais rêve du poste, s'est fait connaître comme négociateur en chef de l'UE sur le Brexit et jouit du respect des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept. Et bien que conservateur, il semble avoir le soutien d'Emmanuel Macron.

ats

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