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Swiss craint une taxe nationale sur les billets d’avion

La compagnie juge qu’un tel supplément ne peut être introduit qu’au niveau international. Les Etats en débattent ce lundi.

Le Conseil des Etats se penche ce lundi sur la révision de la loi sur le CO2, qui prévoit notamment de prélever une taxe sur les billets d’avion comprise entre 30 et 120 francs. Chez Swiss, l’idée est accueillie froidement. La compagnie nationale insiste surtout sur la nécessité de prendre de telles mesures au niveau global. «Les approches nationales comme les taxes environnementales sur les billets d’avion, vont conduire à une réorientation du trafic vers l’étranger et nuire à notre économie», avertit sa porte-parole Karin Müller.

Swiss estime en outre que les revenus ne devraient pas alimenter les caisses de l’Etat, mais servir à réduire les émissions de CO2. «Si une taxe était instaurée en Suisse, elle devrait être utilisée pour promouvoir les carburants synthétiques, poursuit Karin Müller. A notre avis, c’est la seule option qui pourrait rendre à l’avenir le trafic aérien neutre du point de vue climatique.»

Quel serait l’impact d’une telle taxe sur le nombre de vols proposés ou le nombre de passagers? Pour l’heure, Swiss ne s’exprime pas. L’entreprise doute néanmoins que les compagnies pourront répercuter les surcoûts sur les passagers, en raison de la concurrence internationale. «Une charge excessive sur les vols directs long-courriers encouragerait également le trafic via d'autres hubs en Europe, en Turquie et au Moyen-Orient», ajoute Karin Müller.

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