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SuisseLe système de rémunération sera adapté

L'écart de rémunération entre les collaborateurs les plus jeunes et ceux qui ont plus d'ancienneté est perçu comme trop grand.

Les premiers changements du système de rémunération devraient entrer en vigueur dès 2018.
Les premiers changements du système de rémunération devraient entrer en vigueur dès 2018.
Keystone

Le système salarial de la Confédération ne subira pas de révolution. Selon un rapport adopté mercredi par le Conseil fédéral, il est adapté à sa mission et à la complexité de l'organisation. L'évolution des salaires, les primes de prestations et l'indemnité de résidence pourraient toutefois être revues.

L'analyse avait été requise par le National. Réalisée par des experts externes, elle conforte le gouvernement dans sa volonté de renoncer à une conception entièrement nouvelle du système de rémunération. Ni les finances, ni la politique du personnel ne l'exigent, concluent les experts.

Selon eux, le modèle actuel est globalement équilibré, mais l'adaptation des fourchettes d'évolution des salaires en 2015 a entraîné un certain déséquilibre. Certains collaborateurs n'atteignent jamais le maximum de leur classe de salaire et l'écart de rémunération entre les collaborateurs les plus jeunes et ceux qui ont plus d'ancienneté est perçu comme trop grand.

Moins concurrentiel

Cela affaiblit la position de l'administration fédérale sur le marché du travail et relativise le principe de l'égalité de traitement. L'application différente du système salarial dans les divers départements a en outre des effets sur la marge de manoeuvre des cadres.

Il faudrait donc optimiser le pilotage de l'évolution du salaire. Les associations du personnel soutiennent une correction à leurs yeux urgente du déséquilibre, mais sans réduction de salaire ni extension du modèle des primes de prestations.

Indemnité de résidence

Les experts préconisent également une conception plus concise des primes de prestations et une refonte de l'indemnité de résidence. Datant de 1989, le barème de cette dernière date est probablement dépassé, mais deux tiers environ du personnel touchent le montant le plus élevé et la suppression de l'allocation équivaudrait à une réduction de salaire directe.

La réduction serait forte pour les classes de salaires inférieures, soulignent les associations du personnel. Selon elles, l'indemnité de résidence, qui est un élément fixe du salaire, se justifie en raison des différences du coût de la vie.

Parmi les variantes envisagées par les experts, la suppression de l'indemnité de résidence et une réutilisation des fonds sous la forme d'un bonus, ou l'intégration de l'indemnité dans le salaire avec ou sans relèvement des maxima des classes de salaire. L'effet de ces solutions devrait toutefois d'abord être approfondi.

Le Conseil fédéral a chargé le Département des finances de lui présenter des adaptations possibles d'ici au 1er juillet. Les premiers changements devraient entrer en vigueur dès 2018.

ats

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