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Une task force scientifique pour contrer l'épidémie

La nouvelle cellule aura pour tâche de conseiller les politiciens et les autorités dans la lutte contre la propagation du coronavirus.

Matthias Egger dirige la Task Force de la Confédération contre l'épidémie de coronavirus.
Matthias Egger dirige la Task Force de la Confédération contre l'épidémie de coronavirus.
Keystone

Les scientifiques suisses apportent leur contribution pour maîtriser l'épidémie de Covid-19. Une task force regroupant différents experts a été formée.

A la demande du Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la cellule de crise de la Confédération, le FNS, le conseil des EPF, swissuniversities et les académies des sciences ont formé une task force, a expliqué jeudi Matthias Egger, président de celle-ci lors d'un point de presse. Le but est de concentrer les scientifiques.

La nouvelle cellule aura pour tâche de conseiller les politiciens et les autorités. Elle identifiera les possibilités de recherches où les scientifiques suisses peuvent rapidement apporter des réponses. Elle est aussi chargée d'encourager la recherche et d'identifier les opportunités d'innovation.

La task force étudie différents scénarios, notamment s'il faut augmenter la capacité des tests ou imposer le port des masques pour certains groupes. Elle développe des modèles mathématiques pour aider l'OFSP .

Neuf groupes

La task force est constituée de neuf groupes d'experts: clinique, données et modelisation, diagnostic et testing, épidémiologie numérique, économie, aspects ethiques, légaux et sociaux, santé publique et prévention pour le personnel hospitalier. Le dernier groupe sera une plateforme d'échange pour les expertises, le matériel ou les contacts.

La task force va aussi centraliser les études sérologiques en planification. Elle veut ainsi obtenir une vue d'ensemble des activités, leur donner un but clair et les coordonner.

Localisation par app

Par ailleurs, les autorités évaluent la possibilité d'utiliser une application qui permet de localiser les personnes par bluetooth. Le projet «ppep» a été lancé au niveau européen, mais la Suisse veut encore vérifier les questions de protection des données.

L'utilisation serait facultative. Les utilisateurs seraient informés s'ils se sont trouvés à proxomité d'une personne infectée pendant 15 minutes. Selon M. Egger, 30% de la population pourrait y participer. Cela suffirait pour avoir un résultat significatif sur l'interruption des chaînes de transmissions.

A la demande de la Confédération, Swisscom détecte les attroupements via les téléphones mobiles. Les premières analyses montrent une diminution des mouvements de la population.

(ats)

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