Passer au contenu principal

Le téléphone d'un jeune radicalisé sera surveillé

Un jeune mineur, sympathisant de l'État islamique, s'opposait à la surveillance rétroactive de son téléphone. Le Tribunal fédéral a tranché.

Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un mineur soupçonné de sympathies pour l'État islamique. Mis en détention provisoire le 30 juin 2019, il s'opposait à la surveillance rétroactive de son téléphone mobile ordonnée par la justice des mineurs genevoise.

Dans un arrêt publié jeudi, la 1re Cour de droit public juge le recours insuffisamment motivé. Sur le fond, elle estime la surveillance peu intrusive, puisqu'elle porte sur des informations secondaires, par rapport aux soupçons pesant sur le recourant.

Depuis la fin juin 2019, la justice des mineurs du canton de Genève mène une enquête contre le jeune homme. Elle agit à la suite d'un rapport du Service de renseignements de la Confédération (SRC). Le mineur est soupçonné d'avoir enfreint la loi interdisant les groupes «Al-Qaida» et «État islamique» ainsi que la loi sur les armes.

Bague à l'effigie de l'EI

Lors d'une perquisition, les enquêteurs ont trouvé trois pistolets softair, deux couteaux, une machette, deux téléphones mobiles et une chevalière à l'effigie du groupe État islamique. Parmi les fichiers et documents saisis se trouvaient aussi des instructions pour fabriquer une bombe.

Le jeune Suisse, âgé de 17 ans et 8 mois lors de son arrestation, a nié toute foi religieuse ou proximité avec l'État islamique lors de ses auditions. En septembre, le Tribunal fédéral avait admis la détention provisoire en dépit du statut de mineur du recourant. (arrêt 1B_487/2019 du 11 novembre 2019)

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.