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Un Tessinois va diriger La Poste Suisse

Roberto Cirillo succédera l'an prochain à Ulrich Hurni, l'homme qui assume la direction ad interim depuis la démission de Susanne Ruoff.

Roberto Cirillo, 47 ans, a convaincu le conseil d'administration de La Poste qu'il était l'homme de la situation.
Roberto Cirillo, 47 ans, a convaincu le conseil d'administration de La Poste qu'il était l'homme de la situation.

Le nouveau numéro un de La Poste Suisse, c’est lui. Roberto Cirillo, un cadre tout droit issu du secteur privé, a été désigné mardi par le conseil d’administration. Il aura la lourde tâche de redresser la barre d’un paquebot secoué par le scandale CarPostal et par les difficultés de PostFinance.

Ces défis multiples ne semblent pas effrayer l’intéressé. «En tant que Tessinois, j’ai eu l’opportunité d’acquérir de l’expérience dans la gestion internationale. Je suis aujourd’hui très heureux d’œuvrer avec les collaborateurs à développer et à façonner une part essentielle de l’identité suisse», dit-il dans le communiqué diffusé jeudi. Le géant jaune loue sa «solide expérience au sein de différentes grandes entreprises en phase de transformation».

Roberto Cirillo, 47 ans, succédera en avril 2019 à Ulrich Hurni, qui a pris la tête de La Poste Suisse ad interim au mois de juin dernier après la démission de Susanne Ruoff. La directrice, en poste depuis 2012, avait fait les frais de l’affaire de malversations comptables chez CarPostal.

Le futur grand patron du géant jaune est actuellement membre du conseil d’administration de Croda International Plc, une entreprise britannique de spécialités chimiques. Ingénieur en génie mécanique diplômé de l’EPF de Zurich, il a dirigé pendant quatre ans le groupe hospitalier international Optegra et a siégé à la direction du groupe de services Sodexo SA pendant huit ans, notamment en tant que CEO des activités en France. Il a commencé sa carrière à Zurich auprès de McKinsey & Company. Il a complété sa formation à la Columbia Business School de New York et à l’Université d’Oxford.

Né à Zurich, Roberto Cirillo a grandi au Tessin, d’où sa famille est originaire. Il possède les nationalités suisse et italienne. Marié, il parle couramment l’allemand, le français, l’italien, l’espagnol et l’anglais. «Je suis convaincu qu’il mènera La Poste vers l’avenir avec succès», s’enthousiasme Urs Schwaller, le président du conseil d’administration.

Bénéfice en recul

TransFair, l’un des syndicats du service public, critique le moment choisi pour cette nomination – avant le remplacement des membres du conseil d’administration – et déplore que «la voix des travailleurs ait manqué dans cette décision». De son côté, Syndicom espère que Roberto Cirillo poursuivra les échanges avec les partenaires sociaux.

Le futur directeur général entamera sa mission dans un contexte délicat. Après les neuf premiers mois de 2018, La Poste a vu son bénéfice consolidé reculer de 186 millions de francs par rapport à l’exercice précédent. La division PostFinance souffre particulièrement, en raison «de conditions du marché difficiles». Son bénéfice opérationnel s’est ainsi effondré de 59% sur neuf mois, le produit d’exploitation (1,3 milliard) ayant chuté de 17,8%. Par ailleurs, la régularisation de la situation de CarPostal pèse sur les résultats du groupe. La filiale doit rembourser plus de 205,3 millions de francs aux cantons, aux communes et à la Confédération.

Autre chantier d’importance, politiquement explosif: le démantèlement du réseau des bureaux de poste et la suppression d’emplois. Le groupe bientôt confié à Roberto Cirillo veut fermer 500 à 600 des 1400 offices postaux actuels d’ici à fin 2020.

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