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Le tir du castor, du lynx et du loup sera facilité

Les cantons pourront prendre plus facilement des mesures pour juguler les effectifs de loups, de lynx, de castors et autres ours. Pro Natura dénonce.

Keystone

Le Conseil fédéral veut faciliter le tir du lynx, du loup et du castor. Il a approuvé mercredi une révision en ce sens de l'ordonnance sur la chasse qui entrera en vigueur le 15 juillet prochain.

Elle permettra également aux cantons de définir des zones de tranquillité pour la faune, où les touristes et les sportifs ne pourront pénétrer que sur des sentiers balisés à certaines périodes de l'année.

Dès le 15 juillet prochain, les cantons "pourront réguler les effectifs de ces espèces protégées lorsqu'elles menacent fortement les infrastructures, causent des dommages importants au bétail ou réduisent exagérément les effectifs de gibier", a annoncé le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC).

Feu vert de la Confédération exigé

Le tir d'espèces protégées comme le loup, le lynx et le castor, devra cependant recevoir le feu vert de la Confédération et ne sera autorisé "que si la diversité des espèces ne s'en trouve pas menacée".

"Si le pays est riche de sa faune sauvage, il est aussi victime des dommages et conflits dont elle est la cause", a relevé le DETEC. Il s'agit aujourd'hui de prévenir ces effets négatifs et "trouver le juste équilibre entre protection et utilisation" aussi bien avec les animaux pouvant être chassés qu'avec les animaux protégés.

"L'utilisation accrue de la nature pour les activités de loisirs augmente la pression sur les refuges de la faune sauvage, qui a besoin d'un habitat tranquille, surtout en hiver", a encore observé le DETEC.

Désignation de zones de tranquillité

Les animaux dérangés prennent la fuite et consomment inutilement beaucoup d'énergie qu'ils ne peuvent pas compenser. Pour les protéger des dérangements excessifs, l'ordonnance sur la chasse donne aux cantons la possibilité de désigner des zones de tranquillité avec l'aide des associations et des organisations concernées.

Les sportifs et les touristes ne pourront pénétrer dans ces zones qu'à certaines périodes de l'année et seulement sur les chemins et itinéraires balisés.

Ces dispositions s'accompagnent de toute une série de modifications touchant à la fois les animaux, les chasseurs et l'environnement. Désormais, tous les animaux sauvages indigènes bénéficieront d'une période de protection et les pièges assommoirs seront interdits.

Des règles très strictes

Les chasseurs devront prouver périodiquement leurs capacités de tireurs et la mise à mort du gibier sera soumise à des règles très strictes. L'ordonnance prévoit également d'améliorer l'éducation des chiens de chasse.

Les espèces pouvant être chassées et qui causent de gros dégâts vont voir leurs périodes de protection raccourcies, d'un mois pour le cormoran et le sanglier. Le corbeau freux va pouvoir être chassé. Quant aux pêcheurs professionnels, ils pourront "prendre individuellement des mesures de lutte contre les cormorans".

De nouvelles prescriptions vont entrer en vigueur afin "de lutter contre la propagation d'espèces d'animaux non indigènes sources de problèmes". En outre, la perdrix grise fera partie des espèces protégées et il sera interdit d'utiliser de la grenaille de plomb pour chasser les oiseaux d'eau.

Pro Natura très mécontente

Pro Natura dénonce ce qu'elle appelle des "régressions dans nos rapports avec les animaux du pays", notamment en ce qui concerne le castor. L'association estime qu'il vaudrait mieux lui offrir des biotopes aquatiques de qualité, plutôt que de "prolonger l'arrêt de mort de ceux qui menaceront les infrastructures installées trop près des rivières et des étangs".

Pro Natura rappelle que le castor est "très important pour la revitalisation et la revalorisation des biotopes aquatiques, à laquelle son activité de bâtisseur apporte une importante contribution".

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