Le tireur présumé de Daillon était ivre

Drame en ValaisL'enquête sur la fusillade de Daillon (VS), qui a fait trois morts et deux blessés le 2 janvier 2013, a permis d'établir que le tireur était en état d'ébriété au moment des faits.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Près d'un an après la tuerie de Daillon, le 2 janvier 2013, l’auteur présumé se trouve toujours en détention provisoire, a annoncé le Ministère public valaisan dans un communiqué. L'enquête a permis d'établir que l'homme était ivre au moment des faits.

L'homme est soupçonné d’avoir tiré sur les habitants du village, tuant trois personnes et blessant deux autres. Sous le coup d'une instruction pour assassinat, voire pour meurtre, il encourt l'emprisonnement à vie.

En faisant le point sur l'avancement de l'instruction, le procureur Catherine Seppey précise que, le jour de la fusillade, le tireur avait passé la journée dans des établissements de la région et présentait un taux d’alcoolémie d'au moins 1,75 pour mille.

En droit, un état d'ivresse, qui réduit la capacité de discernement, peut constituer une circonstance atténuante.

Deux armes utilisées

Les examens des médecins légistes ont permis d’établir que des balles sont à l’origine des décès et des blessures. Une des victimes décédées présentait toutefois des lésions qui ont pu être causées par un objet contondant.

L'instruction, durant laquelle plus d'une trentaine de personnes ont été auditionnées, a déjà pu établir que la trentaine de projectiles tirés l'ont été au moyen de deux armes, un mousqueton 31 et un fusil de chasse à grenaille. Le Ministère public attend encore un rapport d’enquête afin d’établir notamment la configuration des lieux ainsi que les trajectoires des projectiles.

L’instruction a par ailleurs mené une perquisition au domicile de l’auteur présumé. Un véritable arsenal y a été saisi, comprenant entre autres, deux carabines, un autre mousqueton, trois pistolets soft air, ainsi que des baïonnettes, couteaux et poignards.

La police a également saisi un panzerfaust à usage unique, arme que l’accusé affirme avoir dérobée au cours de ses obligations militaires.

Expertise psychiatrique

Dans le cadre de son instruction, le Ministère public s'est également attaché à cerner la personnalité de cet habitant de Daillon, célibataire, âgé de 33 ans.

Le prévenu souffre de troubles psychologiques depuis de nombreuses années et vivait marginalisé alors qu'il avait fait l'objet d'une décision de mise sous tutelle depuis février 2009. Il bénéficiait d'une rente de l'assurance invalidité.

L'homme a déjà fait l'objet d'une expertise psychiatrique. L'instruction attend encore un rapport complémentaire sur l'état psychique du tireur et une éventuelle contre-expertise.

A réception des rapports attendus, le Ministère public établira la communication de fin d'enquête et donnera un délai aux parties pour d'éventuels compléments d'instruction, précise la justice.

(A.B/ats/nxp)

Créé: 18.12.2013, 19h27

Articles en relation

Six mois après la fusillade, Daillon tente de tourner la page

Valais Le 2 janvier dernier, un forcené abattait trois personnes et en blessait deux autres. Le hameau meurtri reprend vie. Reportage Plus...

Le tueur de Daillon transféré à Genève

Drame en Valais L'auteur de la tuerie de Daillon (VS) a quitté lundi après-midi l'hôpital de Sion et a été transféré à Genève, à l'unité carcérale des HUG. Plus...

Tireurs fous et médicaments: cocktail explosif?

Fusillades Aux Etats-Unis, un médicament sensé soigner la dépression est pointé du doigt après la fusillade de Newtown. A la suite du drame de Daillon et à l'heure du procès du forcené de Bienne, la question se pose aussi en Suisse. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.