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Assemblée de l'UDCToni Brunner dénonce les «belles paroles» du Conseil fédéral

Face aux délégués réunis à Klingnau (AG), le président de l'UDC n'a pas mâché ses mots à l'encontre de Simonetta Sommaruga et Éveline Widmer-Schlumpf.

Brunner dénonce les lenteurs dans l'application de l'initiative sur le renvoi des criminels étrangers.
Brunner dénonce les lenteurs dans l'application de l'initiative sur le renvoi des criminels étrangers.
Keystone

Toni Brunner accuse le Conseil fédéral de répandre de «belles paroles» sans tenir ses engagements et en négligeant les intérêts de la Suisse. Il dénonce l'accord fiscal avec l'Allemagne, l'«asservissement à l'UE» et les lenteurs dans l'application de l'initiative sur le renvoi des criminels étrangers.

«Un an et demi se sont passés depuis l'acceptation de l'initiative et puis rien» a déploré samedi le président de l'UDC face aux délégués réunis à Klingnau (AG). «La volonté des initiateurs et du peuple est foulée au pied sous le prétexte lancinant du respect du droit international.»

Et Toni Brunner d'ajouter: «En affirmant qu'elle allait respecter la volonté du peuple, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga n'était pas sincère.» L'UDC lancera, si nécessaire, une nouvelle initiative exigeant la «stricte application» de l'initiative sur le renvoi des criminels étrangers, a rappelé son président.

«Percepteur de l'Allemagne»

Il s'en est aussi pris à Éveline Widmer-Schlumpf. Il a mis en doute les qualités de compromis équitable que la ministre des finances attribue à l'accord fiscal avec l'Allemagne. «En réalité, cet accord fait de la Suisse le percepteur de l'Allemagne. Le secret protégeant les clients des banques n'existera plus pour les Allemands», s'est offusqué le conseiller national.

«Pire, des fonctionnaires allemands pourront venir contrôler des banques en Suisse», a-t-il dénoncé. Et de prédire que les petites banques devront renoncer à la clientèle allemande en raison des charges administratives «énormes» que l'accord fiscal implique.

Drapeau européen

Toni Brunner a en outre condamné l'appel de la présidente de la Confédération aux cantons de hisser samedi le drapeau européen sur les bâtiments officiels pour la Journée de l'Europe, «alors que le Conseil de l'Europe vient de qualifier la Suisse de pire paradis fiscal au monde». Il a toutefois suggéré à la Grisonne de faire de même avec le drapeau suisse le 1er Août.

L'application du droit européen en Suisse ne trouve pas non plus grâce aux yeux du président de l'UDC. Pour lui, la voie bilatérale est «remplacée par un assujettissement de la Suisse» à l'Union européenne. «Difficile de parler de participation, voire de souveraineté dans ses conditions.»

ats

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