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La tourbière, laboratoire du changement climatique

Selon un biologiste de l’Université de Neuchâtel, un assèchement des marais amplifierait l’effet de serre. Rencontre.

Matthieu Mulot, 30 ans, a modélisé des tourbières à sphaigne au jardin botanique de Neuchâtel pour réaliser sa thèse de doctorat.
Matthieu Mulot, 30 ans, a modélisé des tourbières à sphaigne au jardin botanique de Neuchâtel pour réaliser sa thèse de doctorat.
Olivier Allenspach

Plus le climat devient sec et chaud, plus les tourbières relâchent de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Ce qui contribue à amplifier l’effet de serre – donc le réchauffement climatique. Matthieu Mulot, qui a mis en évidence ce phénomène dans sa thèse de doctorat à l’Université de Neuchâtel, appelle cela «une rétroaction positive». En langage plus direct, on peut parler de cercle vicieux. Et les effets potentiels ne sont pas anodins: les tourbières, qui ont la faculté «d’emprisonner» le CO2, renferment un tiers du carbone des sols au niveau mondial. Alors même qu’elles recouvrent à peine 3% des terres émergées de la planète.

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