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Le travail du Conseil fédéral jugé insatisfaisant

Alain Berset convainc le plus selon une enquête Tamedia. Une majorité de sondés soutient un débat sur les valeurs suisses.

Alain Berset se place devant la populaire Doris Leuthard. Johann Schneider-Ammann ferme la marche.
Alain Berset se place devant la populaire Doris Leuthard. Johann Schneider-Ammann ferme la marche.
Keystone

Une majorité de Suisses n’est pas convaincue par ses ministres. C’est ce qui ressort de la seconde partie de notre sondage électoral réalisé en ligne les 4 et 5 janvier auprès de 20 000 personnes de tout le pays. À la question «Êtes vous satisfait du travail du Conseil fédéral?» seuls 9% répondent oui et 36% plutôt oui. À l’inverse, ils sont 54% à juger négativement sa performance (27% sont mécontents et 27% plutôt mécontents). Par parti, ce sont les électeurs du PDC qui sont les plus convaincus alors que ceux de l’UDC se montrent les plus sévères.

Individuellement, le PLR Johann Schneider-Ammann ferme la marche d’un classement dominé par Alain Berset. Le socialiste fribourgeois obtient une moyenne de 3,94 sur 6. C’est dans son propre camp qu’il obtient le plus grand nombre d’appréciations positives: 16% des sondés socialistes jugent que le travail du nouveau président de la Confédération vaut un 6 sur 6. Ils ne lui tiennent visiblement pas rigueur de sa lourde défaite en septembre lors de la votation sur la grande réforme des retraites, rejetée par 52% des citoyens. De nombreux commentateurs estimaient que le chef du Département de l’intérieur jouait son bilan.

Dans le trio de tête, on trouve encore la populaire PDC Doris Leuthard, deuxième, puis, plus surprenant, l’UDC Ueli Maurer, qui semble plus apprécié aux Finances qu’il ne l’était à la Défense. Quatrième, le nouveau conseiller fédéral Ignazio Cassis ne bénéficie pas d’état de grâce. À la tête du Département des affaires étrangères, le PLR tessinois est attendu au tournant sur le dossier brûlant des relations avec l’Union européenne, aujourd’hui dans l’impasse. Deux mois après son entrée en fonction, une grosse partie des sondés n’a pas voulu noter ses performances. Ce sont les électeurs bourgeois, PLR en tête, qui lui donnent les meilleurs points. La tendance est inverse chez les socialistes et les Verts.

Les thèmes de 2018

Le sondage électoral s’est aussi penché sur l’intérêt pour des thèmes politiques à l’agenda de cette année. Faut-il débattre des valeurs suisses et de l’importance de la religion, comme l’appelle de ses vœux le PDC? Une grande majorité de sondés a répondu oui. Pour 26% d’entre eux, cela permettra de combattre le fondamentalisme. Ils sont 29% par contre à estimer que la discussion ne doit pas porter sur une religion. Sans surprise, partisans du PDC et de l’UDC soutiennent cette proposition.

Autre question: la Suisse doit-elle dénoncer l’accord de libre circulation des personnes avec l’UE, comme le souhaite l’UDC, qui va lancer une initiative en ce sens? Une majorité des sondés y est opposée (40% de non et 15% de plutôt non). Dans l’autre camp, les électeurs UDC sont surreprésentés (86%).

La réponse est nette à la question de savoir si la Suisse doit verser 1,3 milliard de francs à l’UE pour les pays d’Europe de l’Est: 66% rejettent ce «milliard de cohésion», dont le dernier versement avait pourtant été accepté en votation populaire. Par parti, seuls les électeurs du PS (58%) et des Verts (60%) soutiennent encore la proposition.

Enfin, 48% des sondés, UDC en tête (69%), sont opposés à la conclusion d’un accord-cadre avec l’UE, contre 45% de partisans.

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