Passer au contenu principal

Les travailleuses du sexe craignent le coronavirus

Le monde du sexe tarifé est en ébullition. Les clients ne viennent plus à cause de l'épidémie de coronavirus et les professionnels n'arrivent plus à couvrir leurs frais.

L'industrie du sexe se bat pour sa survie au milieu de l'épidémie de coronavirus.

Amelie, 35 ans, et Mistress Justine, une dominatrice de 39 ans, sont des travailleuses du sexe. Elles ne sont pas épargnées par l'épidémie de COVID-19, non qu'elles sont infectées mais leurs clients ne viennent plus, explique-t-elle à «20 Minuten».

Elles ont elles aussi des factures à payer, comme le studio où elles reçoivent leurs clients et qui leur coûte plusieurs centaines de francs par semaine. «Depuis le début de l'épidémie, mon chiffre d'affaires s'est effondré de 80%», explique Mistress Justine. Les clients se font désormais rares. «Normalement j'ai 14 clients par semaine, cette semaine je n'en ai eu qu'un. Alors que je gagne de 3000 à 4000 francs par semaine, je n'ai reçu cette fois que 300 à 400 francs.»

Les pros tirent la langue

Même constat chez Amelie, dont les revenus ont chuté. Les deux travailleuses du sexe craignent même de disparaître si la situation devait perdurer. Elles se considèrent comme des entrepreneuses avec des charges et réclament donc un soutien de la Confédération, à l'instar des autres branches. «Nous sommes isolées, je souhaite une meilleure acceptation. Nous sommes également une part de l'économie et nous payons aussi des impôts», souligne Amelie.

D'autres professionnel(le)s du sexe envoient le même cri de détresse, craignant de ne plus pouvoir continuer. «Pour bon nombre d'entre eux, ces conséquences financières constituent une menace existentielle puisqu'ils sont souvent des indépendants», rappelle Lelia Hunziker, directrice du Centre d'assistance aux migrantes et victimes de la traite des femmes (FIZ).

Le Secrétariat d'État à l'économie (Seco) a récemment déclaré que les entreprises touchées par le coronavirus pouvaient demander des indemnités de chômage partiel. La caisse cantonale d'assurance chômage indemnise la perte de travail causée par la maladie durant une période limitée. Les exploitants de maisons closes y ont droit mais pas les indépendants, qui doivent assurer leur propre risque entrepreneurial.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.