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Des employés musulmans interdits de tarmac

Deux Français radicalisés avaient été employés comme bagagistes sur le site de Cointrin.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Keystone

Sur décision de la police genevoise, le badge d'accès au tarmac de Cointrin a été retiré fin décembre à une trentaine de personnes travaillant sur le site. L'information, révélée vendredi par Le Temps, a été confirmée par le porte-parole de Cointrin Bertrand Stämpfli.

Les raisons qui ont incité la police à demander ces retraits d'accès au tarmac n'ont pas été communiquées à l'aéroport. «Nous n'avons pas pris part à la décision», a relevé Bertrand Stämpfli. Tout laisse cependant à penser que ces mesures d'interdiction font partie de la révision des procédures de sécurité à l'aéroport, voulue par les autorités.

Interrogé dans l'émission «Forum» de la RTS, l'avocat genevois Pierre Bayenet, qui défend certains des intéressés, a précisé que ses clients, de confession musulmane, ont constaté en se rendant à leur travail que leur badge avait été désactivé.

Ils n'avaient pas été informés au préalable et se retrouvent sans emploi et sans revenu. L'homme de loi envisage de déposer des recours et d'exiger des dédommagements. Un de ses clients travaillait à Cointrin depuis sept ans, a-t-il relevé.

Français radicalisés

Le conseiller d'Etat Pierre Maudet s'était saisi de la question après la découverte récente que deux Français radicalisés avaient été employés comme bagagistes sur le site de Cointrin. Le magistrat avait alors annoncé l'envoi de policiers supplémentaires à l'aéroport et le renforcement du contrôle des badges d'accès.

Les deux anciens bagagistes qui ont servi d'alerte sont fichés S par la France depuis novembre. Quand ils ont été placés dans la catégorie des personnes à surveiller pour radicalisation islamique par les autorités de l'Hexagone, ils ne travaillaient plus à l'aéroport de Genève.

Auparavant, les personnes bénéficiaient d'un badge d'accès au tarmac pour cinq ans. Cette durée a été ramenée à deux ans. Les accréditations sont retirées sur la base de renseignements ou de contrôles aléatoires. Quelque 10'000 personnes travaillent à l'aéroport de Genève, dont une grande partie a accès au tarmac.

(ats)

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