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Les trois obstacles que doit franchir Viola Amherd

Pour s’imposer, la nouvelle ministre de la Défense détricote le projet de Guy Parmelin sur la défense aérienne.

La conseillère fédérale Viola Amherd est depuis le 1er janvier à la tête du ministère de la Défense.
La conseillère fédérale Viola Amherd est depuis le 1er janvier à la tête du ministère de la Défense.
Keystone

En avant, marche. Deux semaines à peine après la publication de deux rapports complémentaires, Viola Amherd a présenté ce jeudi sa nouvelle stratégie pour renouveler la défense aérienne helvétique. «Un des trois dossiers les plus importants de mon département», a rappelé la Valaisanne.

Pour s’imposer, la ministre de la Défense coupe en deux le paquet de Guy Parmelin. Seuls les avions passeront par une votation pour un montant de 6 milliards; l’acquisition du système de défense sol-air est prévue dans le cadre d’un crédit ordinaire et ne devra pas dépasser 2 milliards. Viola Amherd change aussi de cap sur les affaires compensatoires, à savoir l’obligation pour le constructeur choisi d’investir en Suisse une part de la somme versée. Jusqu’ici, le Conseil fédéral exigeait des contrats à hauteur de 100% du prix d’achat. Viola Amherd ramène la barre à 60%: «Ces affaires renchérissent les prix. Or il faut gérer au mieux l’argent du contribuable.» En clair, en faisant baisser le prix des avions, il y a la possibilité d’en acquérir davantage. Les experts rêvent de 40 appareils.

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