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Trump à Davos: «Les Etats-Unis vont très bien»

Jeudi, l'arrivée du président américain a bousculé la routine des tables rondes et discours consensuels qui rythment le Forum économique mondial.

Donald Trump est arrivé jeudi à Davos pour deux journées qu'il annonce «passionnantes». Il a souligné ses «excellentes relations» avec la première ministre britannique Theresa May et menacé de suspendre l'aide aux Palestiniens si ceux-ci ne négocient pas avec Israël.

«C'est très excitant d'être ici, nous sommes très contents. Les Etats-Unis vont très bien», a déclaré le président américain à son arrivée, en début d'après-midi, au Centre de Congrès de la station grisonne. Il a dit apporter un message de «paix et (de) prospérité».

«Immense respect»

Son arrivée a déjà bousculé la routine de tables rondes et discours consensuels qui rythment depuis mardi le Forum économique mondial (WEF). Les grands patrons, banquiers et décideurs politiques en tous genres, pourtant rompus à la fréquentation des puissants, ont tenté de le photographier avec leurs smartphones.

Le président américain a commencé par un entretien bilatéral avec Theresa May. Donald Trump a parlé de son «immense respect» pour celle qu'il avait attaquée avec virulence sur Twitter par le passé. La Première ministre britannique a abondé dans son sens. Tous deux ont vanté «l'excellente relation» entre Londres et Washington, pourtant sérieusement cabossée.

Menace aux Palestiniens

Donald Trump a aussi eu une rencontre très chaleureuse avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il s'en est vivement pris aux dirigeants palestiniens, qui ont snobé la semaine dernière une visite du vice-président américain Mike Pence à Jérusalem.

«Ils nous ont manqué de respect, a déclaré Donald Trump. »Nous leur avons donné des centaines de millions« et »cet argent ne leur sera plus versé à moins qu'ils s'assoient et négocient la paix«, sous l'égide des Etats-Unis.

Selon lui, »il va se passer quelque chose«. »Nous avons un plan formidable, qui est fantastique pour les Palestiniens et pour Israël«, a ajouté Donald Trump, dont la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël a provoqué la colère du monde musulman.

«Surprise» attendue

Vendredi, le locataire de la Maison blanche doit rencontrer le président de la Confédération Alain Berset et son homologue rwandais Paul Kagamé.

Mais ce que Davos attend vraiment, c'est le discours prévu vendredi de l'ancien magnat de l'immobilier. »Ce qui est le plus fascinant chez lui, c'est sa capacité à surprendre et je suis sûr que nous serons surpris demain«, a déclaré l'ex-Premier ministre finlandais Alexander Stubb, désormais vice-président de la Banque européenne d'investissement.

Premier président américain à se rendre au WEF depuis Bill Clinton en 2000, Donald Trump n'y a pas que des ennemis. Sa récente décision de réduire le taux d'imposition des entreprises, la flambée de Wall Street et la robuste croissance des Etats-Unis ont de quoi plaire aux responsables financiers et aux PDG.

»Dans la gueule du loup«

Mais son discours protectionniste et ses sorties intempestives sur des sujets géopolitiques sensibles tranchent avec le ton très consensuel prisé à Davos. «C'est vrai que les gens apprécient le dynamisme des marchés et la réforme fiscale annoncée aux Etats-Unis, mais ils sont aussi très nerveux face aux tensions géopolitiques mondiales et donc partiellement à cause de Trump», a souligné auprès de l'AFP Robert Kaplan, analyste au Centre pour la nouvelle sécurité américaine.

Pour William Allein Reinsch, du Center for International and Security Studies, dire que Donald Trump »se jette dans la gueule du loup est une bonne métaphore«.

Risque de guerre des monnaies

Les déclarations de son secrétaire au Trésor sur le cours du dollar n'ont rien arrangé. Steven Mnuchin a envoyé l'euro à son plus haut niveau depuis trois ans en estimant mercredi qu'un dollar faible était »bon« pour les Etats-Unis, une bien mauvaise nouvelle pour les exportateurs européens.

«On ne joue pas avec les parités» des devises, a répliqué jeudi le ministre français des Finances Bruno Le Maire. Sans jamais citer M. Mnuchin, le patron de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a, lui, fustigé «la communication» de cette «autre personne» qui «ne se conforme pas aux termes convenus» depuis «des décennies» entre partenaires internationaux.

(ats)

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