Passer au contenu principal

«Uber se fiche des lois suisses»

Les syndicats protestent contre les pratiques de la Poste et des CFF qui collaborent avec Uber.

Pour la présidente d'Unia, Vania Alleva, il est scandaleux que des entreprises proches de la Confédération confient des mandats de transport à Uber.
Pour la présidente d'Unia, Vania Alleva, il est scandaleux que des entreprises proches de la Confédération confient des mandats de transport à Uber.
Keystone

La fronde anti-Uber ne faiblit pas. Des syndicats ont organisé ce mardi une action de protestation au siège des anciennes régies fédérales à Berne et dans plusieurs gares suisses pour exprimer leur mécontentement. Dans le viseur d'Unia, du Syndicat du personnel des transports (SEV) et du Syndicat des médias et de la communication (Syndicom): les applications «Mon voyage» des CFF et NordwestMobil de CarPostal, qui travaillent avec Uber. Interview de Vania Alleva, présidente d'Unia.

Vous tenez votre conférence de presse dans un ancien car postal. Les syndicats sont-ils restés accrochés au passé?

Pas du tout, il ne faut pas voir ce bus comme le symbole d’une opposition aux nouvelles technologies. Avec la digitalisation, la mobilité se transforme à toute vitesse, et nous ne sommes pas contre cette évolution. Ce que nous dénonçons, ce sont les entreprises qui - comme Uber - font du dumping salarial et du dumping social. Ce n’est pas le genre de futur que nous défendons. Et c’est pour cela que nous manifestons devant le siège des CFF avec des chauffeurs de taxi et des salariés qui souffrent de cette situation.

La Poste propose déjà une application qui intègre Uber. Les CFF y réfléchissent aussi. Pourquoi est-ce si dommageable?

C’est grave parce qu’il s’agit d’entreprises d’Etat qui ont une image positive dans la population. On imagine que la Poste et les CFF sont respectueux des droits des travailleurs. Collaborer avec Uber qui se fiche des lois suisses revient donc à «blanchir» les agissements d’une entreprise qui bafoue les droits des salariés, qui ne respectent pas les assurances sociales et qui ne paient pas d’impôt ou de TVA.

Attendez-vous une réaction du Conseil fédéral?

Dans une réponse, le Conseil fédéral a déjà pris position en disant qu’il attendait des entreprises d’Etat qu’elles travaillent avec des sociétés qui respectent les lois suisses. Indirectement, cela signifie qu’il ne faut collaborer avec Uber. Le dire, c’est bien, mais désormais, il faut agir. Nous comptons sur une intervention du Gouvernement.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.