Uber s'apprête à lancer un service «sur mesure»

SuisseLa société de réservation de voiture Uber vise d'autres villes en Suisse. Et cherche à attirer les entreprises.

Au total, 40'000 personnes utilisent Uber en Suisse romande.

Au total, 40'000 personnes utilisent Uber en Suisse romande. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Uber est rentable en Suisse. La société américaine de réservation de voiture avec chauffeur n'exclut pas d'élargir ses prestations à d'autres villes que Genève, Lausanne, Zurich et Bâle, selon son patron pour la Suisse romande.

Pour que le dispositif d'Uber fonctionne, «pas besoin» de millions de personnes, affirme Alexandre Molla dans un entretien publié mardi par le quotidien Le Temps. Au total, 40'000 personnes utilisent Uber en Suisse romande. Il suffit de disposer de suffisamment de chauffeurs.

Environ 1000 d'entre eux sont actifs en Suisse romande, autant que côté alémanique. Parmi les offres encore attendues figure un service «sur mesure» pour les entreprises. Alexandre Molla dit «entendre les critiques» et la contestation contre le fonctionnement d'Uber.

Mais il mentionne une étude de 2015 qui évalue à 40% les utilisateurs en Suisse qui effectuent des trajets «qu'ils ne faisaient pas avant». Et 60% ont changé leurs habitudes de déplacement.

Fiscalisé en Suisse

Alexandre Molla conteste les allégations de conditions de travail difficiles. Il salue par ailleurs l'action du conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet sur la nouvelle loi sur les taxis. Le canton de Vaud pourrait suivre, selon le patron. Deux textes seront aussi débattus au Parlement fédéral. Pour autant, la loi genevoise ne règle pas tout, ajoute le chef d'Uber pour la Suisse romande.

Uber a avoué il y a quelques jours utiliser un dispositif secret pour éviter notamment que ses chauffeurs ne soient contrôlés par les autorités. Alexandre Molla le justifie par la volonté d'empêcher «les demandes d'utilisateurs frauduleux».

Côté fiscalité, Uber est «dans une large majorité» prélevée localement, ajoute le patron. Il admet que 25% de frais pour les tarifs d'intermédiation sont taxés aux Pays-Bas où se trouve le siège international du groupe. Les charges sont payées localement et trois quarts des revenus vont aux chauffeurs qui sont taxés en Suisse.

(ats/nxp)

Créé: 07.03.2017, 10h10

Articles en relation

La pression monte sur Uber et son patron

Sexisme Une série de révélations pourraient remettre en cause le contrôle sur l'entreprise de son patron-fondateur. Plus...

Uber avoue tricher pour éviter les contrôles

Etats-Unis Une nouvelle polémique vient entacher l'image de la société de transport américaine. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.