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L'UDC appelle à un vote populaire sur le milliard de cohésion

Albert Rösti plaide pour la mise en place d’un référendum dans le domaine financier.

Albert Rösti, président de l'UDC.
Albert Rösti, président de l'UDC.
Keystone

Les Suisses doivent voter sur l’enveloppe de 1,3 milliard que le Conseil fédéral a promis jeudi à l’Union européenne. C’est l’avis de l’UDC. Son président, Albert Rösti, explique dans le SonntagsBlick que le parti a déjà lancé une initiative parlementaire pour instaurer un référendum financier facultatif. Des demandes seront déposées cette semaine pour que cette motion soit traitée rapidement.

L’UDC est en effet face à un problème. Le milliard en question est destiné aux pays de l’Est. La Suisse leur apporte un soutien depuis 2006. Il y a un an, le Conseil fédéral et le parlement ont renouvelé la base légale qui permet de fournir cette aide. Or, à cette occasion, l’UDC a renoncé à lancer un référendum. Dans ces conditions, le peuple ne devrait pas avoir son mot à dire aujourd’hui. Les agrariens cherchent donc une solution pour qu’il se rende malgré tout aux urnes.

L’idée? S’il y avait un référendum financier, les dépenses fédérales d’une certaine importance, comme ici, pourraient être attaquées. Encore faudrait-il que le parlement accepte de suivre l’UDC en instaurant un tel outil. Et puis, la proposition devrait également passer par les urnes.

Tout cela semble compromis, qui plus est dans le temps à disposition? «S’il y a la volonté politique, on trouve toujours un chemin», assure Albert Rösti dans le dominical. À l’inverse, il estime que celui qui s’oppose à la requête de son parti veut faire passer le soutien aux pays de l’Est subrepticement. Selon lui, d’autres partis pourraient tirer avantage d’un référendum financier. Il rappelle que la gauche veut un vote sur l’achat d’avions de combat.

Dans une interview au Sonntags­Blick, le président du PS, Christian Levrat, estime pour sa part que l’UDC a laissé passer sa chance en ne lançant pas de référendum contre la loi d’application. S’il est sceptique à l’idée d’instaurer un référendum financier, il ne ferme pas pour autant la porte à un vote populaire sur le milliard. Il ne le craint pas non plus. Selon lui, les Suisses diraient oui, à condition que le Conseil fédéral explique pourquoi ce versement est dans l’intérêt du pays.

S’il semble peu probable que les Suisses votent sur le milliard, la présidente du PLR, Petra Gössi, émet elle aussi des réserves dans la presse dominicale. «Nous n’allons pas approuver (ndlr: le milliard) de façon inconditionnelle», annonce-t-elle dans Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. À ses yeux, la clause guillotine, qui lie les accords passés avec l’Europe dans le cadre des Bilatérales I, doit disparaître.

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