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Fédérales 2019L'UDC est en danger dans le canton de Berne

Dans le canton de Berne, l'UDC pourrait perdre des plumes lors des élections fédérales du 20 octobre.

Pour des raisons démographiques, le canton de Berne perd l'un de ses 25 sièges au Conseil national.L'UDC pourrait en faire les frais.
Pour des raisons démographiques, le canton de Berne perd l'un de ses 25 sièges au Conseil national.L'UDC pourrait en faire les frais.
Keystone

Les places au Conseil national seront d'autant plus disputées dans le canton de Berne que le nombre de sièges passera de 25 à 24. L'UDC semble être le parti le plus menacé par la perte d'un siège bernois. L'autre enjeu porte sur la représentation de la minorité francophone.

Pour des raisons démographiques, le canton de Berne perd l'un de ses 25 sièges au Conseil national. La force électorale pour conquérir un mandat sera plus difficile à atteindre qu'il y a quatre ans. Reste à savoir quel parti fera les frais de cette redistribution des sièges entre les cantons.

Bastion historique

Pour la plupart des observateurs, l'UDC devrait enregistrer un recul dans l'un de ses bastions historiques. Le parti, qui compte 9 élus, dont le dernier acquis de justesse, doit composer avec la décision du conseiller national Adrian Amstutz de ne plus briguer un 5e mandat.

Privé de ce ténor, le parti part affaibli dans la course au Conseil national. A cela s'ajoute que l'UDC, qui présente deux listes, ne s'est apparentée qu'avec une formation anecdotique baptisée «Santé-Energie-Nature». Il n'y a pas d'alliance avec le PLR.

Chances des francophones

Dans l'actuelle législature, les francophones ne comptent qu'un seul représentant au sein de la délégation bernoise alors qu'ils représentent près de 10% de la population. Engagé dans la Question jurassienne, les chances du Jurassien bernois Manfred Bühler d'être réélues semblent intactes.

Placé en 2e position sur la liste UDC, le maire de Cortébert peut compter sur le soutien des milieux antiséparatistes. Il devrait aussi recueillir les voix des électeurs des autres partis bourgeois. Il bénéficie de la prime aux sortants et d'une visibilité médiatique. Les candidats francophones issus d'autres formations politiques auront des difficultés à figurer parmi les 24 élus et à devancer leurs colistiers alémaniques. Aucun parti n'a d'ailleurs cumulé un candidat du Jura bernois.

Le PDC a lancé une liste exclusivement romande avec une forte coloration prévôtoise. Le maire autonomiste de Moutier Marcel Winistoerfer figure en tête de liste. Reste que pour se faire élire, un candidat a besoin des voix des électeurs alémaniques.

Gauche unie

Deuxième parti du canton, le Parti socialiste (PS) présente quatre listes. En plus des listes femmes, hommes et jeunes, il lance une liste internationale formée de Suisses qui travaillent à l'étranger. Cinq des six sortants briguent un nouveau mandat. Margret Kiener Nellen ne se représente plus.

Dans le Jura bernois, les socialistes continuent à être divisés par la Question jurassienne. D'un côté le Parti socialiste autonome (PSA) d'obédience autonomiste et de l'autre le Parti socialiste du Jura bernois antiséparatiste. Une rivalité qui affaiblit la gauche.

L'objectif du PS bernois est de conserver ses 6 sièges à la Chambre basse. Pour augmenter ses chances de succès, il a conclu des apparentements avec les Verts et le POP.

Ambition des Verts

Les Verts comme les Vert'libéraux, qui comptent chacun 2 sièges, espèrent engranger des mandats supplémentaires en profitant de l'intérêt porté par une partie des électeurs à la problématique climatique.

En déclin sur la scène nationale, le Parti bourgeois-démocratique (PBD) espère conserver ses 3 sièges malgré le départ de Hans Grunder. Le PLR espère profiter d'une dynamique positive pour gagner un siège et ainsi passer de 2 à 3 mandats. La députation bernoise compte 9 UDC, 6 PS, 3 PBD, 2 Verts, 2 Vert'libéraux, 2 PLR et un PDC.

Poids lourds pour les Etats

La lutte pour le Conseil des Etats voit s'affronter des pointures de la politique bernoise. Le socialiste Hans Stöckli est en course pour un 3e mandat. Une non-réélection de l'ancien maire de Bienne constituerait une énorme surprise.

Le second sénateur, Werner Luginbühl, ne se représente pas. Pour conserver ce siège, le PBD mise sur la conseillère d'Etat Beatrice Simon. Membre du Conseil-exécutif bernois depuis juin 2010, la directrice des finances a réalisé par deux fois le meilleur score lors des élections cantonales.

L'UDC va tenter de reconquérir un siège qui lui échappe depuis des années en lançant son président, le conseiller national Werner Salzmann. Même avec des ténors comme Adrian Amstutz ou Albert Rösti, l'UDC n'était pas parvenue à retrouver un siège aux Etats en 2011 et 2015.

La conseillère nationale PLR Christa Markwalder et la présidente des Verts Suisse, la conseillère nationale Regula Rytz sont également en lice. Le PS et le PBD semblent avoir de grandes chances de conserver leur siège. Il est toutefois peu probable que l'un des candidats obtienne la majorité absolue au 1er tour. Un éventuel second tour est fixé le 17 novembre.

ats

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