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SuisseL'UDC plébiscite l'autodétermination

Les délégués de l'UDC réunis à Unterägeri (ZG) ont en revanche rejeté les trois initiatives agricoles qui sont soumises aux urnes les 23 septembre et 25 novembre.

Les conseillers nationaux Thomas Aeschi et Magdalena Martullo-Blocher étaient présents à Unterägeri (ZG).
Les conseillers nationaux Thomas Aeschi et Magdalena Martullo-Blocher étaient présents à Unterägeri (ZG).

Il s'agit de la plus importante votation depuis 1992, selon l'UDC: son initiative pour l'autodétermination est soumise au peuple le 25 novembre. Dans une nervosité palpable, les quelque 400 délégués réunis samedi à Unterägeri (ZG) ont plébiscité le texte.

L'initiative, vigoureusement combattue par les milieux économiques, demande que le droit suisse prime sur le droit international. Une hiérarchie qui s'est inversée depuis une décision du Tribunal fédéral de 2012, a expliqué le conseiller national Gregor Rutz (ZH).

Il en va de la liberté de décider et de remettre en question sans être limité par des traités internationaux, a ajouté M. Rutz. Son collègue conseiller national Roger Köppel (ZH) a résumé l'enjeu comme suit: «c'est oui ou non à la Suisse».

Les enjeux vont encore plus loin, selon M. Köppel. Il a souligné l'importance capitale de remporter la votation, car un «non» enverrait un signal désastreux à Bruxelles ainsi qu'à Berne à un an des Fédérales.

Plusieurs délégués se sont inquiétés de savoir comment réussir au mieux à convaincre les citoyens. De nombreux exemples de mainmise européenne parlant à l'UDC ont été cités, comme le renvoi des étrangers criminels ou les juges étrangers.

Ni de droite ni de gauche

Le conseiller national Luzi Stamm (AG) a pour sa part fait remarquer que des exemples parlant à la gauche existaient aussi, comme les questions de normes écologiques. En effet, il ne s'agit pas d'une question de gauche ou de droite, mais de démocratie ou de non démocratie, a abondé Gregor Rutz.

Le changement de langage des autres partis envers l'UE de ces dernières semaines, en lien avec les mesures d'accompagnement à la libre circulation et les négociations d'un accord-cadre, n'a qu'ironiquement réjoui le président de l'UDC Albert Rösti.

Citant en exemple les déclarations récentes de l'ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, qui a dit s'opposer «à ce que le droit européen règle toutes les relations entre la Suisse et l'UE», il a invité la Genevoise et les présidents des autres partis à rejoindre le comité «UE-Non» ainsi que celui de l'initiative pour l'autodétermination.

Un «vilain jeu»

Mais en réalité, les autres partis «jouent à un vilain jeu», a-t-il conclu. A un an des élections fédérales, ils font mine de critiquer l'UE et reprendront leur cours une fois l'échéance passée. Les trois autres présidents de partis gouvernementaux ont décliné son appel à envoyer une lettre commune au Conseil fédéral demandant la suspension des négociations avec Bruxelles, a-t-il raconté pour dénoncer leur hypocrisie. Par ailleurs, la règle des huit jours, une des mesures d'accompagnement décriée par l'UE, est un détail destiné à détourner l'attention de ce que l'UE veut véritablement faire de la Suisse, a déclaré M. Rösti.

Aucune chance pour les initiatives agricoles

En deuxième partie d'assemblée, les délégués se sont penchés sur les trois initiatives agricoles qui seront soumises au peuple les 23 septembre et 25 novembre.

Les délégués ont clairement rejeté l'initiative des Verts pour des aliments équitables, par 346 non contre 6 oui et 4 abstentions. Le parti estime qu'elle menace des emplois et qu'elle va générer des coûts et une bureaucratie immenses.

Le texte d'Uniterre pour la souveraineté alimentaire a connu le même sort. Le parti a critiqué une hausse des réglementations et l'intervention de la Confédération que le texte impliquerait.

Les cornes font débat

C'est sur le texte sur les vaches à cornes que le parti s'est montré le plus divisé. Les partisans ont souligné le respect des animaux, l'utilité des cornes et insisté sur le fait que le danger d'accident était moindre.

Les opposants ont eux fait valoir la liberté entrepreneuriale et l'augmentation de la bureaucratie. Ils estiment en outre que cet article n'a pas sa place dans la Constitution. Au final, les délégués ont refusé l'initiative pour les vaches à cornes par 185 non contre 92 oui et 54 abstentions.

ats

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