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Suisse - UEUn UDC soutient une nouvelle votation sur la voie bilatérale

Le patron de Stadler Rail, l'ex-conseiller national UDC Peter Spuhler, aimerait, contre l'avis de son parti, que la Suisse vote une nouvelle fois sur la voie bilatérale.

Selon Peter Spuhler, cette votation devrait avoir lieu une fois connu le résultat des négociations avec l'UE.
Selon Peter Spuhler, cette votation devrait avoir lieu une fois connu le résultat des négociations avec l'UE.
Keystone

L'entrepreneur et ancien conseiller national Peter Spuhler (UDC/TG) défend une nouvelle votation sur la voie bilatérale, contrairement à son parti et malgré le «oui» à l'initiative contre l'immigration de masse. «Le peuple devrait se prononcer encore une fois et une fois pour toutes», affirme-t-il dans une interview à la SonntagsZeitung.

Selon le patron de Stadler Rail, cette votation devrait avoir lieu une fois connu le résultat des négociations avec l'Union européenne (UE). Peter Spuhler évoque aussi des opportunités pour la Suisse après les dernières élections européennes. «Avec la montée en puissance des eurosceptiques, notre situation a légèrement changé», souligne-t-il. «Peut-être profiterons-nous de certaines concessions.»

Pas d'exceptions

Sur ce thème, Richard Jones, ambassadeur de l'UE en Suisse, est d'un tout autre avis. Egalement interrogé par l'hebdomadaire alémanique, il assure que la Suisse ne pourra pas compter sur un régime d'exception, même après les élections européennes, disant ne voir «aucun signe» dans ce sens.

«Les quotas et la priorisation des travailleurs indigènes ne sont pas compatibles avec la libre circulation des personnes», poursuit M. Jones. «Et personne ne remet celle-ci en cause depuis les Européennes», ajoute-t-il, précisant que les débats concernent plutôt «la façon de la mettre en pratique dans les pays membres et en particulier la réglementation de l'accès aux assurances sociales».

L'ambassadeur jugerait «bon de mener, en parallèle au débat sur l'immigration en dehors de l'UE, des discussions sur les avantages et désavantages de la voie bilatérale». Les rapports entre Suisse et UE ont besoin d'une «nouvelle base institutionnelle stable», pointe-t-il, un accord institutionnel n'étant «sensé que si la libre circulation et les autres accords bilatéraux sont préservés».

Le Conseil fédéral profitera d'une réunion du comité mixte Suisse-UE le 12 juin pour l'informer de l'incompatibilité de l'initiative de l'UDC avec l'accord sur la libre circulation. Un concept de mise en oeuvre du texte sera discuté au Conseil fédéral le 20 juin et le gouvernement devrait s'accorder début juillet au plus tard.

ats

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