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L’ultime apparition de Didier Burkhalter à l’ONU

Le conseiller fédéral a assisté lundi à sa dernière Assemblée générale de l’ONU en tant que chef de la diplomatie suisse.

Didier Burkhalter a assisté lundi à sa dernière Assemblée générale de l’ONU en tant que chef de la diplomatie suisse.
Didier Burkhalter a assisté lundi à sa dernière Assemblée générale de l’ONU en tant que chef de la diplomatie suisse.
Jean-Cosme Delaloye

Didier Burkhalter n’a eu que quelques heures, lundi à New York, pour sa dernière Assemblée générale des Nations Unies en tant que conseiller fédéral. «Je me suis interdit d’avoir des sentiments», a affirmé le ministre helvétique des Affaires étrangères à propos de sa visite éclair. Le chef de la diplomatie helvétique a enchaîné les réunions et les rencontres bilatérales après avoir commencé sa journée par une entrevue avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammed Javad Zarif. «J’ai réglé un certain nombre de points avec l’Iran compte tenu de notre rôle particulier défendant les intérêts américains en Iran», a-t-il déclaré.

Quelques heures à peine après l’entrevue de Didier Burkhalter avec Mohammed Javad Zarif, le président iranien, Hassan Rohani, a prévenu sur CNN que les Etats-Unis paieraient au «prix fort» leur éventuel retrait de l’accord sur le nucléaire iranien. L’Iran et la Corée du Nord vont d’ailleurs dominer la première semaine onusienne de Donald Trump, à l’occasion de l’ouverture du débat de l’Assemblée générale. Concernant la Corée du Nord, Didier Burkhalter a assuré que la solution au problème ne pouvait être que «diplomatique», mais n’a pas voulu préciser à quoi ressemblerait une telle solution: «Je ne crois pas que ce soit une bonne idée que chaque diplomate donne son avis maintenant.»

Interrogé sur la perspective d’une possible méditation helvétique dans ce dossier, Didier Burkhalter a estimé que c’était une «bonne question»: «La réponse doit être donnée avec un mélange de modestie, mais aussi d’ambition diplomatique», a-t-il déclaré. «Il faut être très modeste, car il n’y a actuellement pas de médiation possible. En revanche, il faut avoir l’ambition de rappeler systématiquement que la solution sera une solution diplomatique.»

Donald Trump doit prononcer ce mardi un premier discours à l’ONU, des propos très attendus. Le président américain était d’ailleurs déjà au siège des Nations Unies à New York mardi pour aborder le sujet de la réforme onusienne. «Je suis confiant que si nous travaillons en faveur de réformes courageuses, les Nations Unies en ressortiront renforcées, plus efficaces, plus justes», a-t-il martelé.

Les Etats-Unis ont demandé aux Etats membres de l’ONU de signer une déclaration pour la réforme de l’ONU. Quelque 129 pays, dont la Suisse, l’ont fait. «La résolution est positive dans le sens qu’elle affiche la volonté de soutenir les réformes du secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans le domaine du développement, de la paix et de la gestion, a dit Didier Burkhalter. Cela correspond à la position suisse.» Le chef de la diplomatie helvétique a souligné l’importance de ne pas «marginaliser» les Etats-Unis en ne les incluant pas dans un processus de réforme: «Il faut calmer un peu les tweets ou les réactions aux tweets (ndlr: de Donald Trump) et essayer de réunir les forces de cette planète plutôt que de systématiquement les opposer», a-t-il ajouté.

Ce mardi, Doris Leuthard, la présidente de la Confédération, sera la quatrième cheffe d’Etat à prendre la parole à la tribune onusienne, quelques minutes seulement après Donald Trump. Parmi les priorités affichées cette année par la Confédération à New York, Didier Burkhalter a souligné la volonté de Berne d’imposer le thème de l’accès à l’eau et de son utilisation «non pas pour faire la guerre, mais pour faire la paix».

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