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Ultimes prises de parole au procès Behring

Le Tribunal pénal fédéral (TPF) rendra son verdict le 30 septembre prochain.

Dieter Behring s'est brièvement exprimé à la fin de son procès à Bellinzone.
Dieter Behring s'est brièvement exprimé à la fin de son procès à Bellinzone.
Keystone

Le procès de Dieter Behring s'est clos jeudi à Bellinzone avec les dernières plaidoiries de la défense et du Ministère public avant que l'accusé ne prenne brièvement la parole. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) rendra son verdict le 30 septembre prochain.

La défense a demandé le classement de la procédure ou l'acquittement de l'ex-financier bâlois. Convaincu de la culpabilité de ce dernier, le Ministère public a requis une peine de six ans et neuf mois de prison pour escroqueries par métier et blanchiment.

Prenant une dernière fois la parole, l'accusé a loué jeudi son défenseur d'office Roger Lerf. Il l'a remercié pour son travail qu'il reconnaît avoir «longtemps sous-estimé».

Ces propos contrastent avec le comportement, aux premiers jours du procès, de Dieter Behring et de l'avocat qu'il avait choisi pour sa défense, Me Bruno Steiner. Ce dernier avait alors lancé de vives critiques tant contre le représentant du Ministère public que contre le défenseur d'office, reprochant à ce dernier d'avoir insuffisamment assuré la défense de son client.

Intermédiaires visés

Reprenant des citations de lésés et d'autres personnes impliquées, Me Lerf a tenté de démontrer que de nombreux investisseurs avaient décidé de confier leur argent non pas à Dieter Behring mais aux intermédiaires qui gravitaient autour de l'ex-financier. Très souvent, ceux-ci connaissaient leurs clients depuis de nombreuses années et avaient d'étroits contacts avec eux.

Dans sa plaidoirie, Me Lerf s'en est également pris au comportement des investisseurs. Très souvent, a-t-il affirmé, ils ne savaient pas ou ne voulaient pas savoir où allait l'argent.

L'avocat d'office a une nouvelle fois épinglé la stratégie du Ministère public de la Confédération, qui s'est «focalisé» sur Dieter Behring et a prononcé un non-lieu pour neuf autres ex-coaccusés.

Alors que Dieter Behring a passé plusieurs mois en détention préventive. Les intermédiaires sortaient libres, après quelques heures, a relevé le défenseur.

Pour Roger Lerf, le MPC devrait ordonner la réouverture des procédures jadis lancées contre ces coaccusés. Il n'est pas possible que Dieter Behring, à lui seul, ait mis sur pied et géré une telle «contruction» de comptes et d'entreprises, a soutenu l'avocat d'office.

Indices clairs

Dans son réquisitoire, le procureur a relevé que tous les indices convergent vers la mise en place d'un système «boule de neige». Il a relevé que la signature de Dieter Behring se trouvait constamment sur les pièces qu'il a présentées.

Le procureur a justifié la longueur de la procédure par la complexité du cas et le comportement «obstructif» de Dieter Behring. La défense a dénoncé une violation du principe de célérité, dont seul le MPC est responsable.

Le verdict tombera dans trois mois, le 30 septembre. Dieter Behring, ex-«gourou» de la finance bâloise, est accusé d'avoir lésé 2000 investisseurs entre septembre 1998 et octobre 2004. Sa déconfiture a laissé un trou de plus de 800 millions de francs.

(ats)

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