Passer au contenu principal

Le Vatican accusé d'avoir violé le droit international

À Genève, des victimes d'abus sexuels du clergé argentin ont accusé le Vatican et le pape de violations du droit international.

Le pape se voit reprocher de ne pas avoir collaboré avec la justice sur l'attitude pendant des décennies d'au moins vingt religieux, actifs dans une institution pour malentendants en Italie et en Argentine. (Photo d'archives)
Le pape se voit reprocher de ne pas avoir collaboré avec la justice sur l'attitude pendant des décennies d'au moins vingt religieux, actifs dans une institution pour malentendants en Italie et en Argentine. (Photo d'archives)
Keystone

Trois malentendants, victimes d'abus sexuels du clergé en Argentine, et leurs avocats ont accusé le Vatican devant plusieurs acteurs onusiens à Genève de violations du droit international. Le pape François est mis en cause par une association internationale.

«Le Vatican doit se rendre à l'évidence», a fait remarquer mercredi devant la presse l'un des rescapés, à la veille de réunions à Rome. «Nos droits doivent être reconnus», a affirmé un autre.

Le chef du Vatican «savait» depuis plusieurs années et «protège» les responsables, a accusé de son côté le porte-parole d'Ending Clergy Abuse («Mettre un terme aux abus du clergé», ECA), Peter Isely. Le pape se voit reprocher de ne pas avoir collaboré avec la justice sur l'attitude pendant des décennies d'au moins vingt religieux, actifs dans une institution pour malentendants en Italie et en Argentine.

Après des révélations en 2016 dans le pays du pape, un procès a eu lieu fin novembre dernier. Deux prêtres ont été condamnés jusqu'à 45 ans de prison et deux procès sont encore attendus. La délégation venue à Genève demande des réparations.

Une «torture» systématique

Les avocats accusent le Vatican d'avoir violé au moins deux conventions internationales. Malgré des demandes en 2017, le procureur s'est vu refuser par celui-ci l'accès à de possibles preuves. Plus de 200 victimes ne savent pas qui les a abusées, selon les avocats.

A Rome, les participants vont demander davantage d'accès aux données du Vatican, après un aménagement annoncé par celui-ci. De leur côté, aussi bien l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) que le vice-président d'une association romande, Jean-Marie Fürbringer, lui-même abusé par un membre du clergé en Suisse, ciblent une «torture» systématique à l'égard de ces personnes.

«C'est un problème mondial», a affirmé le secrétaire général de l'OMCT Gerald Staberock qui veut une réponse internationale à l'ONU. La délégation a également mené une discussion avec le Comité contre la torture.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.