Le Vaudois Greg Junod se blesse au Mans

MotocyclismeGrand spécialiste des courses d’endurance, le pilote de Forel a été opéré d’une vertèbre fracturée

Gregory Junod au Bol d'OR (Magny-Cours) en 2011 (Archives)

Gregory Junod au Bol d'OR (Magny-Cours) en 2011 (Archives) Image: PSP/ Lukasz Swiderek

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C’est un grand gaillard au sourire permanent. C’est surtout un pilote qui a compris que, dans une discipline sportive où l’argent prend une telle importance, il ne fallait pas se focaliser sur la seule vitrine qu’est le MotoGP. Alors, très vite, il s’est tourné vers l’endurance, discipline – c’est une lapalissade! – où l’on roule beaucoup, mais surtout où des équipes privées peuvent encore y tenir un rôle intéressant.

Au fil des années, il s’est fait un nom – 3e des 24 Heures du Mans en 2010 – avant de devenir un élément central dans l’organisation du team slovaque Maco, aux côtés des Français Dos Santos et Bulle. Las, jeudi, lors des premiers essais, c’est la chute, sérieuse.

Touché au dos, Greg Junod, 30 ans depuis le 23 janvier, a été immédiatement transféré dans un hôpital du Mans, où l’on a étudié la possibilité d’un rapatriement vers le CHUV, à Lausanne.

Opéré en France

«Trop risqué», estiment immédiatement les médecins. Le Vaudois a donc été opéré vendredi matin d’une fracture multiple de la douzième vertèbre: «L’intervention s’est bien déroulée», confie son père, François. «L’amie de Gregory est à ses côtés, il est bien sûr k.-o. et ses batteries sont à plat. Il se réjouissait tellement de cette course et de la prochaine. Mais on connaît les risques du métier, on se blesse plus souvent en pilotant une moto qu’en jouant au scrabble», poursuit papa Junod.

«On se blesse plus souvent en pilotant une moto qu’en jouant au scrabble»

La course partira donc sans lui, ce samedi après-midi. Mais avec un autre Vaudois ambitieux: Sébastien Suchet a rejoint, cet hiver, l’équipe mythique de l’endurance helvétique, le team Bolliger Racing (Kawasaki). Lors des qualifications, c’est lui qui a signé le meilleur chrono des «vert», plus rapide que l’ancien pilote de mondial Moto2, le Fribourgeois Robin Mulhauser, et qu’un vieux briscard de la discipline, Roman Stamm. «Depuis plusieurs années, l’endurance me tient particulièrement à cœur, explique l’ancien champion de Suisse. Jusqu’à présent, j’avais roulé pour des teams français et, lorsque Hanspeter Bolliger m’a contacté après le Bol d’Or, l’automne dernier, je n’ai pas hésité. Cette équipe fait partie de l’histoire de l’endurance mondiale, une discipline en pleine évolution. Oubliée l’époque où le team qui perdait le moins de temps lors des ravitaillements se retrouvait aux avant-postes. Aujourd’hui, cela va vite, de plus en plus vite.»

Pour preuve: alors que la grille de départ est établie en tenant compte de la moyenne des temps des trois pilotes de chaque équipage, les neuf premiers des qualifications se retrouvent en moins de 8 dixièmes. Et ils vont partir pour… 24 heures!

Créé: 21.04.2018, 14h03

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