Le vélo pourrait bientôt être inscrit dans la Constitution

Votation du 23 septembreLe texte permettant à la Confédération de promouvoir l'usage de la bicyclette réunit un large front.

Image: Martial Trezzini/Keystone

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La petite reine pourrait bien faire son entrée dans la Constitution. Une modification en ce sens est au menu des votations du 23 septembre prochain. L’article 88 sur les chemins et les sentiers pédestres inclurait désormais les voies cyclables. Il donnerait à la Confédération la possibilité de soutenir le développement du réseau dédié aux adeptes du vélo. Quelques champs d’action, encore peu précis, sont fournis par la brochure de vote qui sera envoyée ces prochaines semaines. L’Etat devra ainsi fixer les principes applicables aux réseaux de voies cyclables, fournir des statistiques de l’ensemble du pays ou encore renforcer ses efforts pour améliorer la sécurité routière.

Les promoteurs du texte apportent peu d’éléments concrets qu'engendrerait l’inscription du vélo dans la Constitution. «Si la Confédération veut soutenir des Villes ou un projet, il y aura une base pour le faire», explique président de Pro Vélo et conseiller national Matthias Aebischer (PS/BE). L’élu souligne que cela a bien fonctionné avec les chemins de randonnées, inscrits depuis 40 ans. «Aujourd’hui, nous avons un réseau remarquable», souligne-t-il.

Il est également difficile d’obtenir des effets concrets du côté des Verts. «Cette modification donne à la Confédération la possibilité de fournir un réseau cyclable de qualité, indique Lisa Mazzone (V/GE). Actuellement, elle ne peut intervenir que par le biais des projets d’agglomération.» L’élue genevoise, membre du Comité central de l’Association transports et environnement (ATE), estime que Berne aura un rôle de guide pour les Cantons pour garantir le développement du réseau.

Initiative retirée

Le texte sur lequel portera le scrutin est un contre-projet direct du Conseil Fédéral à l’initiative populaire voulue par les Verts et les associations de promotion de la mobilité douce notamment. Elle réclamait une obligation de promouvoir la bicyclette. Au Conseil national, en mars, la droite a préféré une possibilité de promotion et les initiants ont retiré leur texte. «Nous espérons ainsi créer un front assez large en faveur du OUI qui donnerait un signal important à la Confédération mais aussi aux Cantons et aux communes pour la mise en œuvre», rapporte Lisa Mazzone.

Les rares opposants à l’inscription de la bicyclette dans la Constitution se trouvent du côté de l’UDC. Lors des débats au Parlement, le parti agrarien a affirmé que bien assez de choses étaient faites pour les cyclistes. «La Confédération agit déjà par le biais des projets d’agglomération, confirme Thomas Hurter (UDC/SH), membre de la commission des transports. Cela peut poser un problème de financement, avec le risque notamment qu’on prenne sur l’argent destiné aux automobilistes.» Pour celui qui est également président de l’Automobile Club de Suisse, des soucis vont se poser en termes de répartition des tâches. «Il faut laisser cette tâche aux Communes et aux Cantons car ils savent très bien quoi faire, estime le conseiller national UDC. Si la Confédération est aussi incluse, cela va provoquer des débats sur qui doit payer, avec des discussions juridiques.»

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Créé: 07.08.2018, 11h14

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