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La Ville porte plainte contre une démolition

Un bâtiment à La Chaux-de-Fonds (NE) a été détruit illégalement, alors qu'il faisait partie du périmètre UNESCO.

Théo Huguenin-Elie.
Théo Huguenin-Elie.
Keystone

«Tout avait été fait en ordre par la Ville», a déclaré lundi à Keystone-ATS le conseiller communal Théo Huguenin-Elie, confirmant une information de RTN. Les commissions compétentes, y compris celle des experts Unesco, avaient sanctionné, et donc interdit légalement la démolition de l'un ou l'autre des bâtiments du massif, situé à la rue du Marché.

Une plainte pénale a été déposée par la Ville et une enquête ouverte par le Ministère public pour éclaircir cette affaire. Le chantier a été immédiatement arrêté. «Nous espérons que la sanction du Ministère public soit lourde et exemplaire pour éviter que des propriétaires soient tentés de préférer démolir et reconstruire un bâtiment, plutôt que de le rénover», a ajouté le conseiller communal.

Le bâtiment détruit n'est pas emblématique en tant que tel du patrimoine horloger. «Ce n'est pas l'Ancien Manège ou la synagogue» mais l'urbanisme horloger est constitué de massifs modestes qui participent à une valeur d'ensemble reconnue comme universelle, a expliqué Théo Huguenin-Elie.

Raisons de sécurité

«C'est la particularité de cet urbanisme horloger et sa fragilité. Il faut sans cesse réussir à convaincre les propriétaires que même si leur immeuble n'a pas de valeur exceptionnelle car il n'a pas par exemple de chaînage d'or ou des pierres de taille, il est indispensable à l'ensemble», a précisé le chef de l'Urbanisme, des bâtiments et des ressources humaines.

Dans un communiqué, les propriétaires du bâtiment démoli, la Fondation Dogival, expliquent avoir dû démolir une partie du massif pour des raisons de sécurité. Lors de la phase de déconstruction du massif ouest, il est apparu que la structure était touchée par de nombreux vices de construction.

Il a fallu déconstruire dans l'urgence car les murs porteurs étaient composés de matériaux hétérogènes, étaient chancelants et menaçaient de s'effondrer. La fondation précise que chaque élément a été répertorié et stocké en vue de la reconstruction à l'identique des immeubles.

Cette affaire intervient alors que La Chaux-de-Fonds et Le Locle fêtent cette année le 10e anniversaire de l'inscription de leur urbanisme horloger à l'UNESCO.

(ats)

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