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Le vote crucial sur le congé paternité s'annonce serré

Le Conseil des Etats examinera jeudi l'initiative populaire exigeant 4 semaines pour les pères et le contre-projet qui en demande la moitié.

Image d'illustration.
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GAETAN BALLY, Keystone

Un congé paternité pourrait bien voir le jour, n’en déplaise au Conseil fédéral. Dans une récente prise de position, les sept Sages ont réaffirmé qu’ils ne voulaient pas contraindre les employeurs à accorder des vacances payées à leurs employés devenus pères. Qu’il s’agisse de quatre semaines, comme le demande l’initiative populaire lancée par des syndicats, dont Travail.Suisse, ou du contre-projet indirect qui en réclame deux. Ces deux variantes seraient financées, sur le modèle du congé maternité, par les allocations pour perte de gain (APG). La moins ambitieuse coûterait quelque 224 millions de francs par an, par une hausse des cotisations de 0,45% à 0,5%. Le gouvernement justifie son rejet en estimant qu’investir dans l’offre d’accueil extrafamilial et parascolaire représenterait un meilleur rapport coûts-bénéfices qu’un congé paternité obligatoire. Ce jeudi, ce sera au tour du Conseil des États de se prononcer sur les deux modèles proposés. Le National les examinera cet automne.

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