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Stratégie énergétiqueVote «historique» et soutien net à l'hydraulique

Le soulagement règne pour les partisans du «oui» à la stratégie énergétique. L'UDC attend qu'ils tiennent leurs promesses. L'incertitude sur la suite commence.

Place désormais aux énergies renouvelables, notamment l'hydraulique.
Place désormais aux énergies renouvelables, notamment l'hydraulique.
Keystone

Les partisans du «oui» à la stratégie énergétique affichent leur soulagement après un vote qualifié d'historique. Mais l'incertitude sur la suite des opérations ne fait que commencer. Cantons et exploitants entendent bien miser davantage sur l'hydraulique.

Les partisans du projet, à gauche comme à droite, ont salué un pas «décisif» et un «jour historique». «On sort enfin du nucléaire», a rappelé Roger Nordmann (PS/VD), malgré l'absence de délai clair. La Suisse fera un grand pas en direction des énergies renouvelables, se sont félicités PDC, Vert'libéraux et PBD.

Ce vote met la Suisse sur les rails de la transition énergétique et accélère la sortie du nucléaire, selon les associations de défense de l'environnement, Greenpeace, WWF Suisse et Pro Natura. Il faudra maintenant une politique climatique ambitieuse, exige Greenpeace.

Mais après le rejet annoncé par le Parlement de la deuxième étape de la stratégie, qui prévoyait un système de taxes incitatives, la suite reste à écrire. «Nous avons compris le message: les taxes n'ont pas la cote», a déclaré la Verte vaudoise Adèle Thorens. Et de préciser que les défenseurs de la stratégie énergétique sont déjà en train d'explorer «d'autres pistes».

Belles promesses

Perdants du jour, l'UDC et une forte minorité du PLR attendent de voir. L'avenir montrera si les belles promesses de Mme Leuthard résisteront à la réalité des faits, écrit le comité contre la stratégie énergétique.

«Je pars du principe que qu'il n'y aura pas de deuxième paquet de mesures. On nous a toujours promis que ces 40 francs suffiraient», a déclaré le président de l'UDC Albert Rösti en faisant référence au montant annuel supplémentaire à débourser pour financer la stratégie.

L'hydraulique a la cote

Un soutien au nucléaire, comme certains le préconisent à droite, n'est pas la solution, selon le conseiller national PLR genevois Benoît Genecand, qui militait pour le «non». Mais la question fondamentale, celle de l'énergie hydraulique, n'a pas été réglée avec cette votation.

Les cantons ont d'ailleurs été les premiers à sortir du bois avec une demande concrète sur cet aspect. La victoire du «oui» à la stratégie énergétique est un pas significatif dans la bonne direction. Mais pour assurer l'approvisionnement à long terme, il faut soutenir l'hydraulique en priorité, assure la Conférence des directeurs cantonaux de l'énergie.

Et de saluer la décision d'une commission du Conseil national de garantir à l'avenir un approvisionnement de base obligatoirement par le biais de l'hydraulique. Le plénum se penchera à l'été sur cette proposition.

Les solutions discutées au Parlement afin de soutenir l'énergie hydraulique sont essentielles pour la sécurité de l'approvisionnement, abonde également l'exploitant Axpo, qui gère ou détient des parts dans des centrales nucléaires. De nombreux chantiers de politique énergétique restent en suspens, rappelle de son côté l'Association des entreprises électriques suisses (AES), notamment sur les tarifs.

Une chance

Une partie de l'économie voit dans le «oui» des chances. La nouvelle réglementation offre notamment la possibilité de «quitter le système de subvention et d'accéder au monde de l'innovation et de l'économie de marché», a réagi l'Union suisse des arts et métiers (usam).

L'organisation faîtière des PME suisses en profite pour lancer un appel du pied aux autorités fédérales, à qui il «incombe désormais de mettre cette loi en application sans occasionner de nouveaux frais de réglementation».

Bon pour l'emploi

Egalement favorable à la stratégie énergétique, le syndicat Travail.Suisse applaudit pour sa part l'impact positif de la votation sur le marché du travail. «Nous avons désormais l'opportunité de pouvoir créer des emplois porteurs d'avenir et de conserver les postes existants.» La faîtière syndicale souligne qu'avec des énergies indigènes et renouvelables, «la valeur ajoutée reste dans le pays».

Du côté des milieux économiques opposés au paquet soumis à votation, il s'agit désormais «de le mettre en oeuvre avec discernement», tonne la faîtière industrielle Swissmem, «et de prendre au sérieux les doutes exprimés par l'économie et la population». Economiesuisse, faîtière des grandes entreprises, était partagée et n'avait pas réagi dimanche en fin de journée.

ats

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