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Un WEF sans Trump pour discuter des crises

Davos attend plus de 3000 participants pour cette nouvelle édition du forum qui sera officiellement ouverte par le président de la Confédération Ueli Maurer.

Klaus Schwab appelle de ses voeux une «remoralisation» de la globalisation.
Klaus Schwab appelle de ses voeux une «remoralisation» de la globalisation.
Keystone

Le Forum économique mondial (WEF) réunit dès mardi l'élite mondiale à Davos (GR) pour discuter des principales crises actuelles. Et la matière ne manque pas, comme en témoigne l'absence de Donald Trump et de ses ministres, d'Emmanuel Macron ou de Theresa May, tous retenus par des problèmes de politique intérieure.

Pour Alois Zwinggi, membre de la direction du WEF, il est «tout à fait compréhensible» que les dirigeants sachent fixer des priorités en cas de crise intérieure. Cela s'est déjà vu par le passé, a-t-il expliqué dès mardi dernier à Keystone-ATS, en marge de la présentation du programme officiel du forum à Cologny (GE).

Après avoir renoncé à se rendre à Davos en plein «shutdown», le président américain Donald Trump a décidé jeudi d'annuler le déplacement de l'ensemble de sa délégation «par respect pour les 800'000 employés américains qui ne sont pas payés et pour s'assurer du soutien de son équipe».

Le président français Emmanuel Macron n'y participera pas non plus, en raison d'un «agenda surchargé» et de la crise des «gilets jaunes», tout comme la première ministre britannique Theresa May, qui se consacre au Brexit.

Bolsonaro en vedette

Malgré ces absences, Davos attend plus de 3000 participants pour cette nouvelle édition du forum qui sera officiellement ouverte par le président de la Confédération Ueli Maurer.

Parmi eux, plus de 800 participants issus des Etats-Unis, dont des dirigeants de grandes entreprises mondiales, grâce à qui le forum est «bien placé pour faire office de plateforme pour des discussions importantes sur la globalisation 4.0», selon les organisateurs.

Et 65 chefs d'Etat et de gouvernement, comme le vice-président chinois Wang Qishan, l'Allemande Angela Merkel, le Japonais Shinzo Abe, l'Israélien Benjamin Netanyahu, l'Espagnol Pedro Sanchez, l'Italien Giuseppe Conte ou encore le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro, dont ce sera le premier voyage à l'étranger.

Solutions à long terme

Le chef de l'Etat brésilien, considéré comme climatosceptique, sera aussi attendu sur l'environnement. Les risques liés au changement climatique figurent en effet en tête des préoccupations des leaders invités à Davos. «L'angoisse règne aussi quant au risque d'échec des réponses politiques apportées», souligne le WEF dans une étude présentée cette semaine.

Les vols de données informatiques, la cybersécurité ou les risques que fait peser sur l'économie mondiale la dégradation des relations internationales figurent aussi parmi les préoccupations évoquées. Près de 90% des personnes interrogées s'attendent à ce que les règles internationales soient affaiblies à l'avenir - au moment où M. Trump continue de défier l'architecture commerciale planétaire.

Mais, au-delà des crises immédiates, le WEF veut aussi permettre aux participants de chercher des solutions à plus long terme - sans craindre pour leur réélection ou la réaction des marchés. Le thème de cette 49e édition est: «la globalisation 4.0: concevoir une nouvelle architecture mondiale à l'ère de la quatrième révolution industrielle».

Penser aux «perdants»

Pour le fondateur du WEF, Klaus Schwab, il s'agira notamment de définir de nouveaux modèles pour que la révolution numérique soit désormais «centrée sur l'être humain, inclusive et durable». Et qu'elle tienne compte des perdants, des personnes laissées de côté, a-t-il ajouté mardi à Cologny, appelant de ses voeux une «remoralisation» de la globalisation.

La globalisation est «une philosophie, un fait», qui ne doit pas être confondue avec le «globalisme», une «idéologie selon laquelle tout doit être soumis aux forces du marché», a-t-il relevé.

Dans ce contexte, à côté des traditionnelles sessions consacrées aux tensions géopolitiques ou aux risques de guerre commerciale, les participants du WEF pourront également parler de santé mentale, de stress, de dépression et de quête du bonheur dans un monde où les horaires de travail irréguliers sont toujours plus fréquents et où les travailleurs doivent toujours être atteignables.

(ats)

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